DÉCRYPTAGE – La 75e édition du grand rendez-vous du cinéma mondial, qui se déroule jusqu’au 23 février, en perte de vitesse, espère se relancer.
La neige rend nostalgique. En recevant un ours d’or d’honneur pour sa carrière, jeudi soir, Tilda Swinton s’est souvenue de sa première fois à Berlin. « Ça me rappelle 1986 », a déclaré l’actrice britannique à l’excentricité ostentatoire. Un temps d’avant le réchauffement climatique et la chute du Mur. La Berlinale était alors une percée dans le rideau de fer, un pont entre l’Est et l’Ouest. Le festival international du film, né en pleine guerre froide, a toujours eu une couleur très politique. Clin d’œil de l’histoire, cette 75e édition s’est ouverte à quelques jours des législatives en Allemagne. Et Tilda Swinton n’a pas manqué de prononcer un discours en écho aux désordres du monde.
« Des meurtres de masse organisés par des États, permis à une échelle internationale, terrorisent actuellement plus d’une partie de notre monde », a rappelé l’actrice du dernier film de Pedro Almodovar, La Chambre d’à côté . Elle a aussi loué « le grand État indépendant du cinéma (…), un royaume…
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