Le communiste Fabien Roussel réaffirme sa volonté de «supprimer le RSA»


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Le maire communiste du Nord avait déjà tenu un discours similaire en 2022, préférant la suppression des allocations-chômage au profit d’un travail mieux rémunéré.

Le revenu de solidarité active, Fabien Roussel n’en veut plus. C’est ce qu’il a affirmé ce mardi 18 février, selon nos confrères de l’Opinion . «Je veux supprimer le RSA », a-t-il annoncé lors d’un déjeuner dans le XIXe arrondissement de Paris.

«Oui, je condamne cette France qui a assommé des générations entières à coups de RSA. Cela a permis à la droite de séparer les gens entre des travailleurs et des “cassos” », a-t-il poursuivi. Au contraire, le communiste souhaite «garantir à chacun un emploi», au risque, sinon, d’avoir «des gens qui viendront vous voir en disant : pourquoi je me crève la paillasse à bosser pendant que mon voisin qui touche le RSA vit aussi bien que moi ? »

«Je ne regrette pas, j’assume pleinement»

Cette annonce, venant d’un homme politique de gauche, peut étonner, mais ce n’est pas la première fois que Fabien Roussel surprend sur ce sujet. En septembre 2022, à la veille de la fête de l’Humanité, le secrétaire national du PCF avait indiqué vouloir la suppression à terme du RSA et des allocations-chômage au profit d’un travail mieux rémunéré. «Je ne regrette pas, j’assume pleinement. Même, j’enfonce le clou !», avait-il insisté sur Sud Radio. Avant de préciser : «Ce sont à ces Français […] qui préfèrent vivre avec un travail et un salaire plutôt que de devoir courir après du RSA, des allocations chômage [que je m’adresse]». Le patron des communistes avait toutefois précisé qu’il ne parlait que de ces allocations et pas des allocations familiales, par exemple.

Ancien député du Nord, Fabien Roussel est maire de la ville de Saint-Amand-les-Eaux depuis le 30 janvier dernier, où il était jusqu’alors conseiller municipal. Il succède à Alain Bocquet, qui avait démissionné quelques semaines plus tôt. De nouvelles fonctions pour le communiste, qui lui permettent d’être bien plus proche de ses concitoyens. Par ailleurs, le 24 avril prochain, le nouvel édile publiera un livre, Le parti pris du travail (éditions du Cherche Midi). Un titre qui fait évidemment écho à son discours de 2022, et de ce mois de février.

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