CONTRE-POINT – Les pro-euthanasie redoutent que les contraintes du calendrier parlementaire renvoient l’examen du second texte aux calendes grecques. Et suspectent l’intention réelle de François Bayrou de jouer de ces contraintes pour enterrer le volet aide active à mourir.
Le texte sur la fin de vie, dont l’Assemblée s’était saisie avant la dissolution, sera finalement scindé en deux. Et il y a trois manières de lire cette décision de François Bayrou. Les partisans d’un « droit » au suicide et à l’euthanasie sont furieux car ils y voient un prétexte pour contrecarrer leur projet. Ceux qui refusent à l’inverse la levée du tabou de la mort donnée se demandent pourquoi le premier ministre, que l’on croyait pourtant hostile à cette perspective, prend de lui-même l’initiative de remettre le sujet à l’ordre du jour. Une troisième lecture, enfin, soulignera l’habileté d’un Bayrou qui cherche à déminer un sujet passionnel sans l’enterrer. Ces trois approches ne s’excluent pas l’une l’autre.
En refusant une reprise immédiate et en l’état du texte examiné en juin, il est vrai que le premier ministre refuse de céder à la pression de Yaël Braun-Pivet, qui l’avait sommé de l’inscrire tel quel à l’ordre du jour dès le 3 février …
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