La «très bonne performance» du parc nucléaire français explique cette nouvelle révision des prévisions de production de l’’électricien.
Cela s’appelle un redressement spectaculaire. Ce mercredi EDF a, pour la deuxième fois depuis la rentrée, révisé à la hausse l’estimation de la fourchette de production nucléaire en France pour 2024. Le groupe table désormais sur 358 à 364 Térawattheures (TWh). Certes, la révision par rapport aux annonces du 2 septembre est subtile. EDF misait alors sur 340 à 360 TWh de production, contre une fourchette de 315 à 345 TWh en début d’année.
Pour subtile, cette prévision n’en est pas moins un très bon signal sur la reprise en main de l’outil industriel d’EDF. Après la crise de la corrosion sous contrainte, qui a vu la production d’électricité française tomber à un plus bas historique de 279 TWh, pour le parc actuel, en 2022, le groupe a entrepris à marche forcée un vaste programme de réparation, sous la houlette de Luc Rémont, PDG depuis novembre 2022 et à la recherche du moindre gain d’efficacité.
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Deuxième révision à la hausse
En 2023, EDF et l’Etat,misaient sur une remontée à 360 TWh vers 2030. Ce sera donc fait en 2024, sauf incident majeur de dernière année. De quoi permettre aussi à Luc Rémont de dire officiellement ce qu’il murmure officieusement à chaque fois qu’il en a l’occasion, un objectif de production de 400 TWh d’électricité nucléaire avant la fin de la décennie. Ces prévisions n’incluent pas l’EPR de Flamanville, qui est entré en production début septembre et dont l’électricité devrait être injectée sur le réseau (couplage, dans le jargon) «d’ici la fin de l’automne», le 21 décembre. Le temps est compté, à moins d’un énième retard sur ce chantier.
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