DÉCRYPTAGE – Les investisseurs qui prêtent à la France seront particulièrement attachés à l’ampleur du déficit public l’année prochaine.
Michel Barnier, dans son appel de la dernière chance aux Français, mardi soir sur TF1 et France 2, a de nouveau mis en garde ses censeurs contre un risque de turbulences sur les marchés financiers. Une semaine plus tôt, il avait déjà alerté sur « une tempête » en cas de chute de son gouvernement.
Ce jour-là, le mardi 26 novembre, les investisseurs qui prêtent à l’État français avaient tiré un coup de semonce. L’écart entre le taux d’emprunt de la France à dix ans et celui de l’Allemagne, le fameux « spread », baromètre de la confiance accordée à la signature de Paris, avait atteint un niveau inégalé depuis la crise de l’euro, en 2012.
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Ce mercredi 4 décembre, alors que s’engageait dans l’Hémicycle la discussion sur la motion de censure, le taux d’emprunt à dix ans de la France naviguait à 2,87 % alors qu’il avait dépassé la semaine dernière 3 % et était même passé, quelques instants, symbole largement repris par toute la classe politique, au-dessus du taux…
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