UBB, le jour d’après : à Bordeaux, plus de 40 000 supporters en liesse ont célébré leurs héros

Au lendemain de leur victoire en finale de Champions Cup, les joueurs et le staff de l’UBB ont présenté le trophée à leurs supporters. Parade en bus, rues bondées et place des Quinconces noire de monde… Les champions d’Europe ont été accueillis comme il se doit.

C’est toute une ville qui attendait ses champions. Ce dimanche, les joueurs et les dirigeants de l’Union Bordeaux-Bègles, à peine rentrés de Cardiff, ont paradé devant plus de 40 000 personnes, dans les rues de Bordeaux.

Ils ont commencé par être accueillis à la mairie par Pierre Hurmic, l’édile de Bordeaux, et Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles. «Merci l’UBB ! Dans cette période un peu sombre, on a besoin comme ça de symbole, de réunion, de joie. Cette étoile, je crois qu’elle brillera encore pendant longtemps dans le cœur de nos habitants», a déclaré Pierre Hurmic, rappelant que le rugby masculin bordelais n’avait pas connu de titre «depuis 1991».

Les joueurs prennent ensuite place à bord du bus à impériale. Drapeaux, fumigènes, bières et champagne au menu, de la mairie jusqu’à la place des Quinconces. À l’avant, Yoram Moefana, Ben Tameifuna et Matthieu Jalibert tiennent fermement en mains le trophée de la Champions Cup. «Champion d’Europe… Champion d’Europe», le chant a résonné dans la ville toute l’après-midi. «On est tellement heureux de voir le trophée de près. Ils le méritent. Ils ont été extraordinaires», glisse Yannick, fan de l’Union.

Le cortège, escorté par 8 motards et 30 bénévoles, termine sa lente procession sur la grande place des Quinconces, où les rugbymen bordelais sont acclamés pendant de longues minutes. La veille, une vague d’émotions avait déjà submergé 25.000 fans réunis au même endroit pour suivre la finale sur un écran géant. Le lendemain, les champions sont de retour à la maison. Quelques joueurs ont petite mine, lunettes de soleil sur le nez… Signe d’une nuit qui a dû être courte.

L’UBB a fêté le titre à Bordeaux


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«Ça fait chaud au cœur»

Mais la folie prend le dessus : Louis Bielle-Biarrey fait péter le champagne, Maxime Lucu remercie la foule en béquilles, et Nans Ducuing s’enflamme : «Je vous annonce ma candidature à la mairie de Bordeaux ! », lance-t-il, en haranguant la foule. Le président Laurent Marti, lui, salue chaleureusement les fans. «On vous avait promis de ne pas rester sur la finale de l’année dernière. Ce titre, c’est votre réussite. Cette chaleur du public, ça nous donne tellement de force !», avoue-t-il au micro.

Les joueurs, eux, sont sur leur petit nuage. «On commence à réaliser en voyant cette foule immense. Ça fait chaud au cœur. On savait que les gens attendaient un titre, mais pas à ce point… On mesure vraiment ce que ça représente. L’arrivée aux Quinconces, c’était fou ! Quand on goûte à ça, on a envie de le revivre !», nous confie Mahamadou Diaby, le troisième ligne de l’UBB, déjà concentré sur les phases finales de Top 14.

«Ça dépasse l’entendement. On se rend compte qu’il y a une passion du rugby incroyable ici», se réjouit Yannick Bru, l’entraîneur girondin. L’après-midi s’est terminé à l’unisson sur un air de «I will survive» de Gloria Gaynor, comme un écho à la finale 1998 de football… Les fans de l’Union ont apprécié, les joueurs aussi. La folie, à l’état pur.

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