Les Lyonnais, qui restent sur une série de 5 défaites en championnat, reçoivent le leader ce dimanche soir. Pour leur nouvel entraîneur, Karim Ghezal, l’occasion est idéale pour redresser la barre.
Les saisons se suivent et, malheureusement, se ressemblent pour le LOU. L’année dernière, les Lyonnais ont dû batailler en queue de peloton pour éviter le maintien. Et terminer à la 11e place, loin de leurs ambitions. Rebelote cette année. Après 11 journées, le Lou est 13e et barragiste. Et, au moment de recevoir le Stade Toulousain, dans l’obligation de s’imposer à domicile pour mettre fin à une série de cinq défaites consécutives en Top 14, leur dernière victoire remontant au 13 octobre !
Une série noire qui a eu une conséquence. Jono Gibbes, le consultant en charge, notamment, de la défense (seulement la 13e du Top 14 actuellement…), a arrêté les frais. Habitant toujours en Nouvelle-Zélande pour raisons personnelles, il communiquait en visio – excepté un passage de quelques semaines – et l’expérience a finalement (et logiquement) tourné court. D’autant plus que, malgré un staff pléthorique de plus de 20 membres, il n’y avait pas d’entraîneur en chef. C’est Fabien Gengenbacher, le directeur sportif, qui cumulait tant bien que mal les deux casquettes.
Ce ne sera dorénavant plus le cas. Il y a deux semaines, Karim Ghezal, débarqué du Stade Français plus tôt dans la saison, a signé jusqu’à la fin de saison pour occuper ce rôle. Une petite surprise car le directeur sportif avait menacé de démissionner à l’intersaison si l’ancien adjoint de Fabien Galthié à la tête du XV de France venait à être recruté. Le ton a changé cinq mois plus tard. Fabien Gengenbacher assure qu’il approuve ce renfort, exigé par Olivier Ginon et Yann Roubert, respectivement propriétaire et président du LOU.
Couilloud et Berdeu de retour
«La présentation des périmètres de chacun a été claire, et c’est pour cela qu’il n’y a pas de sujet là-dessus, a assuré le directeur sportif interrogé par L’Équipe. Sur la partie opérationnelle terrain, l’entraînement et le match, c’est l’entraîneur principal, en l’occurrence Karim, qui dirige. Moi, je vais garder le contrôle sur la partie recrutement, le cadre disciplinaire sur le groupe joueur, le développement du leadership chez les joueurs. Aujourd’hui, je n’ai pas de craintes vis-à-vis de mon positionnement et de mon poste dans le club. (…) Je sais qu’on est gavés d’enjeux d’ego partout, tout le temps, mais moi je n’ai pas d’enjeu là-dessus. Je ne vois pas de craintes, pas de méfiance, je n’ai pas envie de me perturber avec ça…»
Deux semaines plus tard, les Lyonnais ont retrouvé le goût de la victoire en Challenge Cup. Deux succès face à de modestes adversaires (les Gallois de Cardiff et les Italiens des Zebre) mais ça fait du bien au moral avant de recevoir le leader toulousain. Qui débarque au stade Gerland certes amputé de nombreux cadres (Dupont, Ntamack, Ramos, Cros, Marchand…), mais qui n’en reste pas moins compétitif vu la profondeur de son effectif.
À l’inverse, le LOU récupère sa charnière majeure, ses deux joueurs clés, remis de leurs blessures : son capitaine et serial marqueur Baptiste Couilloud, meilleur marqueur d’essais du Top 14 la saison dernière (et de nouveau en tête de ce classement avec déjà 8 ballons aplatis) et le prometteur ouvreur Léo Berdeu, 2e réalisateur du championnat derrière… Thomas Ramos.
La vision qui a été partagée et validée avec les joueurs, c’est de retrouver un club respecté et craint.
Karim Ghezal
Une bonne nouvelle pour Karim Ghezal qui martèle son leitmotiv. «La vision qui a été partagée et validée avec les joueurs, c’est de retrouver un club respecté et craint. Il faut que les joueurs prennent conscience qu’ils peuvent atteindre des limites qu’ils ne connaissent pas eux-mêmes. On peut monter haut, le club peut monter haut, il y a tout le potentiel pour ça. Il faut juste qu’ils arrivent à s’en convaincre tous ensemble.»
Message reçu si l’on en croit le deuxième-ligne Killian Géraci, en conférence de presse. «C’est une semaine particulière parce qu’on va rencontrer la meilleure équipe du moment. C’est une semaine aussi particulière parce qu’on a besoin de retrouver le chemin de la victoire en Top 14. Collectivement, on fait un bon début de saison. Et on a eu ce passage à vide de quatre matches sur un mois, ce qui nous vaut notre 13e place. On entre sur la deuxième partie de saison, à nous de montrer qu’on est une grande équipe, en faisant basculer ces petits détails qui nous ont empêchés de gagner.»
La confiance est de retour dans les mots. Qui assurent la motivation et l’envie. «On est enthousiastes à l’idée de travailler avec Karim (Ghezal) parce qu’on a envie de relever la tête. Et surtout de ne pas montrer le même visage que ces derniers mois», a ainsi assuré Dylan Cretin, après la victoire contre Cardiff. Mais le nouvel entraîneur en chef a prévenu : «On doit avoir cette envie d’exister en tant que club. Pour cela , il n’y a que les actes qui comptent, pas les paroles…»
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