Tennis : «L’expérience la plus difficile de ma carrière», souffle Swiatek après sa courte suspension pour dopage

La numéro 2 mondiale a, dans une vidéo postée sur son compte Instagram, livré des explications sur son contrôle positif à la trimetazidine.

Le contrôle positif de la Polonaise et sa suspension d’un mois ont été révélés publiquement jeudi. Ayant déjà purgé 22 jours de suspension pendant que la procédure était en cours, Swiatek – cinq fois gagnante du Grand Chelem et ayant passé plus de 100 semaines en tant que numéro 1 mondiale – a encore huit jours à purger et pourra donc participer à l’Open d’Australie en janvier. Cette courte sanction fait évidemment parler. Certains dénoncent deux poids deux mesures. Dans le cas de Swiatek – des traces de trimétazidine – la patineuse russe Kamila Valieva avait par exemple été suspendue quatre ans.. 

La patronne de Roland-Garros a tenté de clarifier la situation dans un long message vidéo en polonais posté sur ses réseaux sociaux : «Ça a été un choc pour moi. Toute cette situation m’a rendue très anxieuse. Le 12 septembre, j’ai appris qu’un test effectué le 12 août était revenu positif. Au début, je ne pouvais pas comprendre d’où ça venait et comment c’était possible. En analysant le test, il y avait un niveau très bas de trimétazidine, une substance dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Il y a eu beaucoup de larmes et de nuits sans sommeil . C’est l’expérience la plus difficile de ma vie jusque-là (…) J’ai ressenti un profond sentiment d’injustice et les premières semaines ont été vraiment chaotiques.»  Et la Polonaise de revenir sur son utilisation habituelle de la mélatonine :« Les tests ont montré que la mélatonine, que j’utilisais depuis longtemps, avait été contaminée. La mélatonine est nécessaire pour moi à cause des voyages, du jet‐lag et le stress dû à mon travail. Parfois, je ne pouvais pas dormir sans ça, j’avais du mal à dormir»

Elle s’est retirée alors du WTA 1000 de Pékin pour cette raison, en prétextant des «problèmes personnels». Un retrait qui lui a coûté en partie sa place de n°1 mondiale, aux dépens d’Aryna Sabalenka. «Le 12 septembre, j’ai été suspendue provisoirement, ce qui m’a empêché de jouer les tournois en Asie et de défendre mon classement. C’est une conséquence de cette situation, mais ce n’est pas ce qui compte le plus pour moi. Ce qui comptait, c’était de prouver mon innocence.»  Suspendue jusqu’au 5 décembre alors que la saison est déjà terminée, Iga Swiatek se projette déjà vers 2025 : «Ce qui signifie que je peux commencer ma saison en étant propre. Ça restera avec moi pour le reste de ma vie. Le pire, c’était l’incertitude: je ne savais pas ce qui allait advenir de ma carrière, comment ça allait se terminer, si j’allais être autorisée à rejouer au tennis.» Comme Sinner avant elle, Swiatek reste néanmoins sous la menace d’un appel de l’AMA ou de l’Agence polonaise antidopage (Polada) devant le Tribunal arbitral du sport (TAS)…  

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