Six Nations : Pierre-Louis Barassi a rendu sa médaille à Gaël Fickou

LE SCAN SPORT – Le centre toulousain du XV de France, qui avait raté le match du sacre face à l’Écosse pour cause de commotion, a apprécié le geste de son coéquipier sous le maillot bleu. Mais il estime que «ce n’est pas sa médaille».

Victime d’une grosse commotion face à l’Irlande, lors de la 4e journée du Tournoi des six nations, Pierre-Louis Barassi avait dû déclarer forfait pour le dernier match, celui du sacre, au Stade de France, face à l’Écosse. Titulaire lors des quatre premières levées, il avait été alors remplacé par Gaël Fickou.

Après cette ‘’finale’’, le Racingman avait donné sa médaille au Toulousain estimant qu’elle lui revenait. Un beau geste souligné par tous. Dans un entretien accordé à nos confrères de RMC Sport, Barassi révèle que, s’il a apprécié l’attention, il a finalement rendu sa médaille à Fickou.

«C’était un super geste. Tout le monde sait que Gaël, c’est un mec extraordinaire, en plus d’être un grand joueur. Il m’a donné sa médaille mais, après, je lui ai rendu parce que, normalement, je suppose qu’on va recevoir des médailles de la Fédération.»

Et le centre de dévoiler ses raisons : «Ce n’est pas ma médaille, c’est la sienne. Gaël était là au bon moment, il a soulevé la coupe, il a joué le dernier match. On lui a donné la médaille, on ne l’a pas donnée à moi. Donc, même si le geste est incroyable, je lui ai rendu parce que c’est sa médaille et il la mérite aussi.»

« Même si on fait partie de l’aventure, on n’est pas sur l’estrade pour soulever la coupe, donc c’est différent. »

Rater ce dernier match a été un crève-cœur avoue également le centre du Stade Toulousain. «Je suis dégoûté. En fait, le sentiment que j’ai, c’est que pour un manque de maîtrise d’un adversaire (l’Irlandais Calvin Nash, NDLR), moi, je me retrouve un peu pénalisé parce que je ne peux pas postuler pour le dernier match. Je ne peux pas réellement profiter à 100%. Même si on est très heureux de gagner un titre et d’être dans le groupe, on est toujours plus heureux d’être sur le terrain pour ce moment de fête, qui plus est, au Stade de France, avec toute la famille qui fait le déplacement. (…) Même si on fait partie de l’aventure, on n’est pas sur l’estrade pour soulever la coupe, donc c’est différent.»

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