Après la défaite en Angleterre, le sélectionneur tricolore a remanié son XV de départ pour affronter la Nazionale dimanche à Rome.
Une grosse claque à oublier. Quinze jours après sa défaite frustrante à Twickenham face à l’Angleterre, le XV de France a remis le bleu de chauffe pour aller affronter l’Italie, dimanche (16h) à Rome, à l’occasion de la troisième journée du Tournoi des six nations. Pour ce match où les Bleus devront se racheter, le sélectionneur Fabien Galthié et ses adjoints ont effectué quatre changements (dont un de poste) dans leur composition d’équipe.
L’un des principaux mouvements concerne le retour à l’ouverture de Thomas Ramos (Toulouse), habituel arrière qui avait brillé à ce poste en novembre. Avec le retour de l’arrière Léo Barré (Stade Français Paris), le staff a choisi de faire remonter Ramos en 10, mettant à l’écart Matthieu Jalibert, critiqué pour son match face aux Anglais. Un nouveau coup dur pour l’ouvreur girondin, qui doit se faire une raison : il est troisième dans la hiérarchie du poste derrière Romain Ntamack (qui purge son dernier match de suspension) et Thomas Ramos. Annoncé «souffrant», Jalibert a quitté Marcoussis dès mercredi, le tout est désormais de savoir s’il va jouer avec l’UBB dimanche soir contre Clermont en Top 14.
Guillard supplée Maefou
Également jugé décevant à Twickenham (notamment en défense), l’ailier star des Bleus, Damian Penaud (UBB), est également écarté pour ce déplacement à Rome, c’est le jeune Théo Attissogbe (Pau), autre d’un doublé face aux Gallois, qui débutera sur une aile au Stadio Olimpico. Autre changement, dans le pack cette fois : le colosse Emmanuel Maefou étant malade, c’est Mickaël Guillard (Lyon), un autre «beau bébé» (1,97 m pour 113 kg), qui va débuter dans la cage, aux côtés de Thibaud Flament, un incontournable du groupe France qui revient comme titulaire après avoir soigné un problème musculaire.
Mais la grande nouveauté de cette composition d’équipe vient du choix de retenir un banc de remplaçants en 7-1, à savoir sept avants et un seul arrière (Maxime Lucu préféré à Nolann Le Garrec). Une innovation tactique lancée, avant la dernière Coupe du monde en France, par les Springboks et popularisée sous le nom de «bomb squad». Ce sera la première que les Bleus fonctionneront ainsi, en faisant entrer quasiment un pack tout neuf vers la 50e minute.
Paul Boudehent, titulaire en troisième ligne, l’a expliqué cette semaine : «Le maître-mot c’est de se dire, en gros, qu’on donne tout pendant 50 minutes et que derrière il y a les sept gars qui rentrent. C’est quelque part un peu rassurant.» Le staff pourrait, en revanche, avoir à faire des choix inédits (dangereux ?) si deux arrières venaient à sortir. Il serait notamment envisagé qu’Oscor Jegou, habituel flanker, puisse dépanner… au centre. Ce dimanche, Yoram Moefana et Paul Barassi vont enchaîner une troisième association en commun au centre de l’attaque tricolore depuis le début de cette édition 2025.
Un nul aux allures de défaite en 2024
Une chose se confirme : il n’y a plus – à quelques exceptions (Dupont, Alldritt, Flament, Atonio) – de joueurs véritablement protégés et de statut de cadres aux yeux de Fabien Galthié et ses adjoints «Depuis plusieurs mois, on prend en compte les performances et les états de forme des joueurs, a reconnu Laurent Sempéré, adjoint en charge de la conquête tricolore. C’est ce qui dicte nos choix. Des changements oui, mais pas une rupture. Il y a une continuité dans notre méthode.»
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Si les Bleus se doivent une revanche après le raté en Angleterre, ils ont également un compte à régler avec les Italiens qui les avaient contraints à Lille au match nul (13-13) et qui auraient pu arracher la victoire sans une pénalité ratée sur le fil par l’ouvreur Paolo Garbisi (son ballon était tombé du tee l’obligeant à taper dans la précipitation). La Nazionale, après avoir réalisé le meilleur Six Nations de son histoire en 2024 (deux victoires, un nul), a encore faim. «Nous voulons battre la France. L’an dernier, on a réussi un Tournoi incroyable, mais on veut faire encore mieux», a mis en garde le demi de mêlée transalpin Martin Page-Relo, qui connaît bien le rugby français puisqu’il est né dans le Gers et a commencé sa carrière à Toulouse avant de s’engager avec Lyon.
La composition du XV de France :
Barré – Attissogbe, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey – (o) Ramos, (m) Dupont (cap) – Boudehent, Alldritt, Cros – Guillard, Flament – Atonio, Mauvaka, Gros.
Remplaçants : Marchand, Baille, Aldegheri, R. Taofifenua, Roumat, Jelonch, Jegou, Lucu.
Réservistes : Barlot, Slimani, Le Garrec, Berdeu, Gailleton.
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