Aux quatre coins du terrain, les étoiles brilleront de mille feux entre Irlandais et Français, à l’occasion de la 4e journée du Tournoi des six nations.
Dupont, Aki, Doris ou encore Penaud. Ce ne sont pas les grands noms qui manqueront sur la pelouse de l’Aviva Stadium, ce samedi, à l’occasion de ce très attendu Irlande-France. Une constellation d’étoiles sur le pré, pour l’un des affrontements de l’année, décisif en vue de la victoire finale dans ce Tournoi des six nations. Tour d’horizon de ce qui nous attend à Dublin.
Van der Flier – Cros, les hommes de l’ombre
Ils ne sont pas les plus en vue sur le terrain, mais quel abattage à chaque instant de la part de Josh van der Flier et de François Cros, infatigables travailleurs dans les zones de combat. Pour preuve, le troisième-ligne du XV de France est le seul avant des hommes de Fabien Galthié à avoir joué 80 minutes sur la pelouse du Stadio Olimpico, face à l’Italie. Le Toulousain ne cesse d’impressionner à chaque sortie sous le maillot bleu et ne déçoit jamais. Josh van der Flier n’est pas en reste et se maintient à un excellent niveau depuis son titre de joueur de l’année World Rugby en 2022. Ce samedi, ils joueront une fois de plus les hommes de l’ombre pour bâtir un succès crucial dans la course au titre.
Doris – Aldritt, les démolisseurs
Certainement le duel le plus alléchant, tant les deux hommes survolent chaque rencontre ces dernières semaines. Doris, en bon capitaine, guide constamment les siens vers le succès, fort d’une incroyable science du jeu, combinée à une maîtrise technique et physique qui n’est plus à prouver. En face, Grégory Alldritt est certainement le meilleur joueur français depuis le début de la compétition. Il a retrouvé cette faculté à avancer après contact, est une bête de défense et reste un poison dans le jeu au sol. L’année dernière, en ouverture du Tournoi des six nations 2024, le Maritime avait connu un piteux revers, dominé par son vis-à-vis dans chaque secteur de jeu. Revenu au sommet, le numéro 8 rochelais a des choses à prouver, qui plus est face à ce qui se fait de mieux au niveau international.
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Gibson-Park – Dupont, les chefs d’orchestre
Les deux meilleurs demis de mêlée du moment se retrouvent une cinquième fois au niveau international pour un salivant duel de chefs d’orchestre qui promet monts et merveilles. Le talent du premier n’est plus à prouver, Gibson-Park, Néo-Zélandais naturalisé, est un métronome génial, excellent défenseur, bon au pied et toujours capable de grands coups d’éclat pour faire gagner les siens. L’homme qui se dresse face à lui a également du talent à revendre et reste sur une performance d’un autre monde en Italie. Comme à l’accoutumée, sous le feu des projecteurs, sa capacité d’adaptation pour contrer le système irlandais sera l’une des clés du match. Lors de la dernière finale de Champions Cup, leur duel avait été merveilleux, physiquement comme tactiquement. Un affrontement du même acabit est espéré à l’Aviva Stadium.
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Aki – Moefana, test grandeur nature pour le Tricolore
Après un début de Tournoi concluant pour Yoram Moefana (fort d’une excellente prestation lors du Crunch), l’Unioniste doit renverser une montagne nommée Bundee Aki. Malgré ses 34 ans, le premier centre irlandais – lui aussi néo-zélandais de naissance – ne cesse d’impressionner, voire effrayer, en témoigne sa rentrée décisive et salvatrice à Cardiff lors de la 3e journée du Tournoi. Moefana, souvent ciblé sous le maillot bleu pour son manque d’impact et de présence, aura tout le loisir de confirmer sa montée en puissance, en prouvant à ses détracteurs qu’il est aujourd’hui capable de répondre présent dans les très grands matches internationaux. Face à un joueur démolisseur, percutant et très bon défenseur, le Français doit désormais s’affirmer comme l’homme fort au milieu du terrain.
Lowe – Penaud, extravagant duel d’ailiers
L’un est souvent dur à supporter sur le terrain et n’hésite pas à faire preuve d’une petite arrogance, quand l’autre est le joueur extravagant par excellence. Ce qui lie les deux ? Leur incroyable niveau de jeu. James Lowe est devenu, au fil du temps, l’un des joueurs phares du système irlandais. Ailier atypique, le Leinsterman – encore un Néo-Zélandais naturalisé… – a fait de son physique bestial, de son incroyable jeu au pied et de sa capacité à jouer après contact, des atouts majeurs. Damian Penaud est, lui, un pur finisseur et un athlète hors norme, capable de traverser le terrain à tous moments. Placé hors groupe face à l’Italie, l’Unioniste, auteur d’un sextuplé contre les Sharks en janvier dernier à l’occasion de la dernière journée de Champions Cup, aura certainement à cœur de se montrer sous son meilleur jour. Sans oublier le principal : deux essais de plus, et il deviendrait le meilleur marqueur de l’histoire du XV de France, devançant Serge Blanco (38 essais contre 37 avant ce match). L’occasion rêvée.
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