La biathlète Julia Simon a décroché son deuxième titre aux Mondiaux 2025, mardi à Lenzerheide sur l’individuel (15 km), et le huitième de sa carrière. Une autre Française, Lou Jeanmonnot, a accroché le podium.
Une semaine après sa médaille d’or sur le relais mixte, Julia Simon a décroché un nouveau titre aux Mondiaux de biathlon, mardi sur la piste suisse de Lenzerheide. La Française de 28 ans s’est imposée sur l’individuel, établissant le meilleur chrono (41 minutes et 27,7 secondes) sur les 15 km à parcourir. Lou Jeanmonnot, qui avait aussi été sacrée sur le relais mixte, s’est classée 3e (+39”) derrière la Suédoise Ella Halvarsson (+37”). Justine Braisaz-Bouchet, elle, a terminé à la 8e place (+1’53”).
Simon a signé un 19 sur 20 au tir pour s’adjuger le 8e titre mondial de sa carrière, dont quatre dans des épreuves individuelles, et rejoint le palmarès de la Française Marie Dorin-Habert, «une petite fierté», confie-t-elle. Un palmarès auquel il faut ajouter trois médailles de bronze en plus d’une médaille d’argent aux JO d’hiver 2022 (relais mixte) et d’un gros globe de cristal en 2023. Halvarsson, malgré un sans-faute au tir, n’a pu combler son retard sur la Française.
«Cette victoire a un goût particulier»
Simon a réalisé «une course pleine»: «j’ai eu l’impression d’être en contrôle tout au long de la course, rien ne pouvait me sortir de la course, c’est tellement plaisant et rare», a-t-elle expliqué. «Je croisais les doigts parce que je savais que j’étais la première du groupe rouge. Toutes les favorites étaient derrière, je me suis dit +advienne que pourra. J’ai fait mon taf, maintenant, venez me chercher+», sourit la biathlète des Saisies (Savoie). Elle a été entendue. Sur le dernier tir debout, l’Allemande Franziska Preuss peut jouer le 20/20 et l’or. Elle manquera deux cibles. «J’ai perdu la concentration et je n’ai pas réussi à basculer sur autre chose. J’ai longtemps attendu pour un premier tir. On perd son calme et deux fautes arrivent vite. C’est rageant mais on ne peut pas le changer», a reconnu la N.1 mondial de 30 ans.
Alors qu’elle avait dominé les Mondiaux-2024 il y a un an à Nove Mesto (République tchèque) avec cinq médailles, dont quatre titres, en six courses, Simon était jusque-là en retrait. La faute à une chute dans le relais mixte – médaille d’or pour la France – qui a eu plus d’effets qu’elle ne le pensait. «Cette chute m’a finalement énormément impactée émotionnellement, plus que ce que je pensais. J’avais du mal à retrouver ma concentration sur le pas de tir. J’avais de la fatigue profonde. Je n’avais pas pris conscience de l’impact que ça avait eu sur mon corps», raconte la Savoyarde. Simon a terminé 7e du sprint et 12e de la poursuite ensuite. «Cette victoire a un goût particulier. Je pense surtout à ma famille et mes amis qui m’ont soutenue pendant ces moments un peu plus délicats. Il y a pire dans la vie que d’avoir des échecs dans le sport. Eux m’ont fait relativiser», raconte-t-elle.
Invaincue cette saison sur l’individuel, Lou Jeanmonnot était attendue comme favorite de l’épreuve. Après un départ compliqué, elle est allée chercher sa médaille de bronze au mental. «Après un premier tir qui a plombé l’ambiance, je m’attendais à me battre pour faire une course moyenne et finalement je me bats pour le podium jusqu’à la fin», souffle la native de Pontalier (Doubs). «L’an dernier je repars des Mondiaux avec quatre médailles, là j’en avais qu’une. Je n’avais pas donné 100% de ce que j’avais sur le sprint et la poursuite. Ça libère», souligne-t-elle.
”
data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>
Source du contenu: www.lefigaro.fr





