Mondial de handball 2025 : Luka Karabatic décisif, Karl Konan fautif… Les tops/flops du quart France-Egypte

L’équipe de France a validé son billet pour les demi-finales de justesse face à l’Égypte (34-33). Découvrez ce qui a plu… et déplu à notre rédaction.

TOPS

Luka Karabatic, cet improbable héros

Avant le début du Mondial, beaucoup s’interrogeaient sur le rôle qu’allait pouvoir tenir Luka Karabatic sur cette compétition, lui qui avait décidé de passer le brassard de capitaine à Ludovic Fabregas, conscient qu’il était d’avoir, à 36 ans, un impact moindre dans le collectif France. Tous les Bleus avaient alors répondu unanimement : «Lulu» (son surnom) saura répondre présent si besoin. Mais de là à revêtir le costume de héros des siens en quart de finale d’un improbable but du milieu de terrain à la dernière seconde pour foudroyer l’Égypte (34-33), il y avait sans doute des limites. Que le petit frère de Nikola a envoyé valser sur un coup de génie, d’un tir dans un trou de souris, avec un ballon franchissant la ligne à deux dixièmes de la fin. Un buzzer beater qui restera dans la légende de cette équipe de France aux côtés de quelques autres (Elohim Prandi, Jackson Richardson ou Grégory Anquetil se reconnaîtront, notamment).

Remili et Minne, remarquables chefs d’orchestre

Curieux paradoxe sur ce quart de finale d’avoir vu l’équipe de France souffrir offensivement, alors même que ses deux demi-centres, Nedim Remili et Aymeric Minne, auront été très performants. À commencer par le premier nommé, qui a été l’instigateur du très bon début de match des Bleus et qui a terminé la rencontre avec 6 buts 2 passes décisives. Et à son relais, le Nantais a été excellent. Son 5 sur 5 au tir et ses deux passes décisives également ne disent pas tout des tourments qu’il a posés à la défense égyptienne par ses appuis incroyables et sa vitesse.

Ahmed Hesham, le retour du roi

Sa présence était incertaine. Le Montpelliérain Ahmed Hesham touché au genou n’avait pas disputé la moindre minute lors du tour principal. Connu comme l’un des éléments forts des Pharaons, il n’a pas fait mentir son statut. Après plusieurs minutes brouillonne lors de son entrée en jeu en première période avec notamment plusieurs tirs manqués, lors du second acte il a fait déjouer la défense française. Avec cinq buts inscrits après le retour des vestiaires, il a multiplié les tirs longue distance dépassant souvent les 100km/h pour faire vivre un cauchemar à son coéquipier Montpelliérain Remi Desbonnet impuissant. Conscient de ses qualités d’artilleur hors pair, il a forcé les Bleus à défendre à deux et monter sur ses prises de balle, permettant de libérer des espaces pour ses partenaires.

FLOPS

Karl Konan, une expulsion sotte

La pièce maîtresse de la défense des Bleus a livré une nouvelle prestation de qualité sur le plan défensif. En première période, il a su verrouiller le jeu et plus d’une fois forcé les Pharaons à tirer de loin ou tenter des gestes impossibles. Pourtant, le pivot français a failli condamner les siens en se faisant expulser. En étant sanctionné à trois reprises d’une expulsion temporaire de deux minutes, à la 49e minute, Karl Konan a reçu un carton rouge et dû laisser pour de bon ses partenaires. Si son ultime faute défensive est assez classique pour un joueur de ce registre, les deux premières sont plutôt idiotes. Il n’a d’abord pas respecté la distance de trois mètres obligatoires lors d’un ballon rendu à ses adversaires (12e). Dans le même registre, les Bleus se sont emmêlés et étaient un de trop sur le terrain lors d’un mauvais changement avec Karl Konan (44e). Fort heureusement, les hommes de Guillaume Gille se sont qualifiés et Karl Konan pourra faire son retour dans le 7 de départ lors de la demi-finale face à la Croatie.

Maudit jeu à sept contre six

Depuis son introduction, cette règle permettant à une équipe de faire sortir son gardien pour faire rentrer un joueur de champ supplémentaire déplaît aux Bleus. Philosophiquement, et tactiquement. Ainsi, après une première période conclue avec quatre buts d’avance (18-14), la France paraissait maîtriser la situation face à des Égyptiens attaquant à six. Mais en seconde période, dès que ceux-ci ont joué leur va-tout en passant à sept attaquants, la France a souffert dans de grandes proportions. Mais elle a réussi quand même à s’en sortir. Bonne nouvelle, en demi-finale, la Croatie ne devrait avoir qu’un recours très limité à cette stratégie. Sauf surprise…

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