Marseillais et Toulousains ont clôturé la 28e journée par un match spectaculaire (3-2). Découvrez ce qui a plu et déplu à notre rédaction.
TOPS
Rabiot droit au but
Il parle et il assume. La semaine dernière, Adrien Rabiot avait « l’impression de voir des mecs qui n’ont pas envie d’aller en Ligue des champions » après la rencontre perdue face à Reims (3-1). Ce dimanche, l’international français de 30 ans a donc pris les choses en main face à Toulouse en multipliant les allers-retours au milieu de terrain et en étant décisif.
Dès les premières minutes du match, on l’a vu dans la surface toulousaine demander les ballons en profondeur. Un choix payant puisque c’est lui qui l’auteur du centre dévié par Suazo dans son propre but. Il a ensuite inscrit le troisième but d’une reprise de volée pleine de spontanéité, et aurait pu recevoir un 10/10 s’il n’avait pas concédé le coup franc qui a abouti au deuxième but toulousain de Sierro.
Sierro/Magri, duo gagnant
Vincent Sierro, justement. Le milieu de terrain suisse et capitaine du Téfécé est le dépositaire du jeu de la formation de Carles Martinez Novell mais il peut aussi porter le danger dans la surface adverse. Il a tenté pas moins de quatre tirs ce dimanche pour un but au final, son cinquième cette saison. Des statistiques comparables à celle de Franck Magri. Le Camerounais était de retour sur le front de l’attaque toulousaine au Vélodrome après un match manqué face à Brest. Il a permis à son équipe de réagir sept minutes seulement après l’ouverture du score de l’OM. Muet durant toute la première partie de saison, il est désormais sur une série de 5 buts en 5 matches.
FLOPS
Babicka imprécis
Que de regrets pour Shavy Babicka, remplacé par Noah Edjouma à la 75e minute. L’ailier gabonais a fait parler sa vitesse durant toute la première mi-temps et a mis au supplice Geoffrey Kondogbia et Derek Cornelius. Problème : il a manqué le dernier geste à chaque fois. À la 14e minute, il loupe complètement son centre alors que deux joueurs attendaient l’offrande. À la 31e, il profite d’une glissade de Kondogbia pour partir seul au but. Il a alors le choix entre servir Magri au centre ou la jouer perso. Finalement, il se la garde mais pousse trop son ballon. Il finit par glisser et percuter Rulli avant d’écoper d’un carton jaune. Enfin, il loupe un dernier face-à-face avec le gardien adverse à la 38e minute.
La gestion de la profondeur marseillaise
Sans ses leaders, Leonardo Balerdi en défense et Pierre-Emile Hojberg au milieu, Marseille a souffert dans son alignement défensif. Bennacer et Rongier ont sans doute un profil trop similaire pour jouer ensemble, Kondogbia est incontestablement un milieu de terrain de formation, et Derek Cornelius n’est, lui, juste pas au niveau. Ce dimanche soir, Roberto de Zerbi pouvait en revanche compter sur le retour d’Amir Murillo. De bon augure pour les échéances à venir. Mais ce n’est pas lui qui réglera tout seul les problèmes de gestion de la profondeur. Face à une équipe comme Toulouse qui compte sur la rapidité de ces attaquants, les défenseurs marseillais ne respirent pas la sérénité et devront rectifier le tir avant de se frotter aux Akliouche, Ben Seghir et consorts.
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