«Les joueurs travaillent trois fois plus que les joueuses», un ancien numéro 3 mondial contre l’égalité salariale au tennis

Nikolay Davydenko s’oppose au principe d’égalité salariale entre les hommes et les femmes pourtant adoptée dans les tournois du Grand Chelem depuis plusieurs années.

Les quatre tournois du Grand Chelem respectent depuis des années une parfaite égalité en matière de rémunération des athlètes. Depuis 1973 pour l’US Open, 2000 pour l’Open d’Australie et 2007 pour Wimbledon et Roland-Garros. Une politique que ne comprend pas Nikolay Davydenko, ancien numéro 3 mondial qui estime que cette parité n’a pas lieu d’être dans les rendez-vous majeurs de la saison. 

«Dans les tournois des catégories 250, 500, 1000 (où l’égalité entre les circuits ATP et WTA est toujours d’actualité, NDLR), c’est possible. Mais quand on parle de tournois du Grand Chelem… Les matchs ne se jouent pas en cinq sets», a expliqué le Russe de 43 ans, retraité depuis 2014. Un discours similaire à celui tenu par Stefanos Tsitsipas qui avait déclaré en 2022 qu’il fallait que les femmes jouent aussi au meilleur des cinq manches pour justifier un traitement identique à celui des hommes. 

Serena Williams a gagné 6-0, 6-1, 6-2 sans même transpirer ni se sentir stressée

Nikolay Davydenko

«Serena Williams a remporté le Grand Chelem, perdant seulement dix jeux dans le tournoi . Elle a gagné 6-0, 6-1, 6-2 sans même transpirer ni se sentir stressée», a rajouté le Russe oubliant au passage que Rafael Nadal a lui aussi pu remporter Roland Garros en laminant ses adversaires. En 2008, l’Espagnol avait par exemple passé à la moulinette tous ses rivaux, y compris Roger Federer humilié en finale (6-1, 6-3, 6-0) et sans perdre un set de toute la quinzaine évidemment.

«Les joueurs de tennis travaillent trois fois plus que les joueuses de tennis, notamment dans les tournois du Grand Chelem. C’est pourquoi il est injuste de leur verser le même salaire», a renchéri Davydenko cité par El Mundo Deportivo

En 2012, l’ancien joueur Gilles Simon avait un autre argument pour expliquer la différence de traitement sur certains tournois. Et celui-ci n’avait rien à voir avec la durée des rencontres. Le Niçois s’appuyait à l’époque sur le modèle économique des deux circuits et le fait que l’ATP était plus suivi que la WTA et qu’il générait donc plus de revenus, pour expliquer ces déséquilibres. «Comme dans n’importe que business, on doit être payé en fonction de cela», avait-il estimé. 

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