JO Paris 2024 : Lebrun, Riner, Gros, Agbegnenou… ces Français qui ont flambé ou se sont ratés

L’éclat des Lebrun, Riner ou Vaast, les ratés de Zhoya ou Agbégnenou, survol des performances françaises et des attentes déçues aux Jeux de Paris.

EN HAUSSE

Félix et Alexis Lebrun à la table des grands. Deux médailles de bronze (en simple pour Félix, dans une épreuve remportée par le Chinois Fan Zhendong ; et en double pour les frères Alexis et Félix Lebrun, accompagnés de Simon Gauzy) ont couronné un événement de toutes les émotions pour le petit monde du tennis de table. Expression de la montée en puissance d’un sport, portée par une fratrie ambitieuse qui a redonné le goût du « ping » à un pays.

Teddy Riner, le colosse bleu. Il avait quitté Tokyo avec un goût d’inachevé en 2021(médaillé de bronze en individuel). Il avait donné rendez-vous à Paris. Il a été à la hauteur de l’événement, de son ambition, de l’attente extérieure. Médaillé d’or en + de 100 kg et inoubliable acteur de l’épreuve par équipes qui a indiqué, via le tirage au sort, l’identité des deux derniers combattants pour décider de l’issue de la finale France-Japon. Dans un vacarme étourdissant, le géant bleu complétait sa collection olympique (7 médailles, dont 5 d’or avec 3 titres en individuel chez les + 100 kg et 2 par équipes mixtes). Avant de laisser tranquillement son regard traîner vers les JO de Los Angeles en 2028…

Kauli Vaast, une vague de fraîcheur. Tahiti et la vague de Teahupo’o faisaient partie de la promesse de Jeux qui se voulaient spectaculaires, novateurs avec des épreuves installées dans des écrins inoubliables. Pari réussi pour le surf avec des épreuves de très haut niveau et, côté français, deux médailles : l’or pour le Tahitien Kauli Vaast et le bronze pour la Réunionnaise Johanne Defay. L’objectif du jeune champion olympique est d’intégrer le Championship Tour, le circuit élite du surf.

Cassandre Beaugrand, la vie en 3D. La Seine, théâtre du triathlon après de longs mois de polémiques, a laissé filer une course disputée permettant à Cassandre Beaugrand de décrocher la première médaille d’or du triathlon français aux JO (épreuve inscrite au programme depuis Sydney en 2000). Avant de doubler le plaisir avec un magnifique titre de championne du monde.

Pauline Ferrand-Prévot, la course d’une vie. Les JO étaient, depuis Londres en 2012, un rendez-vous maudit. La Champenoise Pauline Ferrand-Prévot abattait sa dernière carte. Après deux tours d’observation, « PFP » a laissé parler sa puissance et son pilotage pour s’envoler vers l’or. Un titre et des larmes qui en disaient long sur le chemin parcouru jusqu’au titre tant désiré. L’an prochain, Pauline Ferrand-Prévot s’attaquera à un autre défi : le Tour de France féminin.

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STABLE

Earvin Ngapethg, l’or à la pelle. Comme à Tokyo, le chef de file du volley-français a réalisé le carton plein : la médaille d’or et le titre de meilleur joueur du tournoi. Un coup double monumental pour le volley-ball français et son joueur star. Symbole de la domination des Bleus un tournoi final brillamment maîtrisé avec en point d’orgue une finale sans suspense contre la Pologne dominée 3-0. La marque des plus grands. Pour prolonger (un peu) l’effet JO, Earvin Ngapeth a effectué une pige de quelques mois dans son club de cœur Poitiers.  

Alexis Hanquinquant, le collectionneur. Porte-drapeau de l’équipe de France paralympique, le Normand a été à la hauteur de ses ambitions. Il a conservé le titre décroché à Tokyo, avant de s’offrir dans la foulée un 7e titre de champion du monde. Au-dessus du lot. Insatiable compétiteur. À 38 ans.

Gobert, Fournier, De Colo, Batum, Gobert et Cie aux pieds des Américains. Comme à Tokyo (87-82), les Bleus de Vincent se sont inclinés en finale olympique contre les Etats-Unis (98-87) portés par la réussite à 3 points de Stephen Curry diabolique dans les dernières minutes. Un épilogue qui a arraché des larmes à Victor Wembanyama.  

    

EN BAISSE

Sasha Zhoya, le rendez-vous raté. Il s’avançait avec la fougue et l’ambition de la jeunesse. Explosif, charismatique. Il est tombé de haut. Dans une discipline phare de l’athlétisme bleu, le 110 m haies, Sasha Zhoya s’est brutalement arrêté en demi-finales. Le rêve en miettes. Il a fallu l’exploit de Cyréna Samba-Mayela pour sauver l’athlétisme français du zéro pointé. Zhoya (22 ans) se souviendra longtemps de son été vidé de couleurs.

Mathilde Gros, la chute. La pistarde était l’une des têtes d’affiche de l’équipe de France. Le vélodrome de Saint-Quentin-en -Yvelines (où elle avait été sacrée championne du monde de la vitesse en 2022) n’avait aucun secret pour elle. Après le raté des Jeux de Tokyo, en 2021, la Nordiste avait rendez-vous. Elle a terminé meurtrie. Sans médaille en vitesse ou sur le keirin. Il va lui falloir digérer avant de se projeter.

Clarisse Agbegnenou, reine sans or. Star de la discipline, reine de sa catégorie (notamment 6 titres de championne du monde), Clarisse Agbégnenou, mère et championne remettait en jeu, à Paris, ses médailles d’or conquises (en individuel et par équipes) aux JO de Tokyo en 2021. Elle a dû se contenter du bronze en individuel, avant de vivre intensément l’or par équipe. Elle s’est vite projetée vers Los Angeles. Par goût immodéré du défi. Pour aller au bout de ses rêves.  

Wendie Renard, le calvaire bleu. Solide capitaine d’une équipe de France de football éliminée (1-0) en quarts de finale du tournoi féminin, Wendie Renard a, sur les réseaux sociaux, partagé son immense déception : « Beaucoup d’émotions et de sentiments me traversent et me bouleversent. Devant cette ferveur populaire, l’élimination est difficile à encaisser… J’ai l’impression que ma vie s’est arrêtée d’un coup. » Les Bleues encaissant une septième élimination aux portes du dernier carré lors des huit derniers tournois majeurs.


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