«J’ai exprimé un certain mal-être», «Mon épouse me pousse à ne pas prendre le risque de continuer à jouer»… Les phrases fortes de l’année rugby

Franches, courroucées ou enflammées, retrouvez les déclarations marquantes qui ont émaillé l’année ovale.

«Tout ne peut pas aller toujours dans le bon sens, c’est comme ça. J’ai exprimé des choses à Fabien (Galthié) sur un certain mal-être que j’avais et on m’a proposé de faire un break et de rentrer à Bordeaux, chose que j’ai acceptée. Je ne me suis pas éloigné de l’équipe de France, je reste encore un joueur de l’équipe de France et si on fait appel à moi, je monterai avec le plus grand plaisir»
Matthieu Jalibert, début décembre, pour expliquer son refus de rester en équipe de France après avoir appris qu’il ne serait que réserviste pour le test-match contre les All Blacks.

«Le haka doit être supprimé, c’est ridicule.»
Le pilier du XV d’Angleterre, Joe Marler, trois jours avant le choc contre les All Blacks à Twickenham, début novembre. Face à la vague d’indignations sur les réseaux sociaux, l’emblématique joueur s’est excusé avant, quelques jours plus tard, d’annoncer sa retraite sportive.

«Je suis dans ce scénario de choisir si je continue ou non, et tous mes proches, dont mon épouse, me poussent à arrêter. Elle a peur des séquelles. Je suis à un âge où ma fin de carrière est proche. Est-ce que ce sera dans un an ? Dans deux ans ? C’est compliqué à vivre quand toute ta famille te pousse à ne pas prendre de risque. Mais je ne suis pas encore prêt à arrêter.»
Les confidences de Paul Willemse au Figaro en début de saison après avoir subi des commotions à répétition. Victime d’un nouveau choc quelques semaines plus tard, le deuxième-ligne international de Montpellier est toujours à l’arrêt. Il prendra une décision sur la suite de sa carrière en début d’année.

« Quand tu perds le bras de fer contre Toulouse, ils te cassent le poignet sur la table. »

Le manager de l’UBB, Yannick Bru

«On était un peu en retard partout, on subissait tous les contacts quand le rouleau compresseur toulousain se mettait en route. On a vu tout de suite qu’on n’était pas invités. Et quand tu perds le bras de fer contre Toulouse, ils te cassent le poignet sur la table.»
Yannick Bru, le 28 juin dernier après la finale du Top 14 qui a vu l’UBB se faire humilier au stade Vélodrome de Marseille par le Stade Toulousain, 59 à 3.


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«On a réussi à incarner une nouvelle aventure du sport breton. Cette accession au Top 14 est vraiment un exploit majeur du sport breton ces dernières années. La Bretagne et le rugby français méritent d’avoir un club au plus haut niveau.»
Martin Michel, directeur général du RC Vannes, premier club breton à se hisser en Top 14.

«Il faut que le repreneur ait les poches profondes et accepte d’y puiser pour assumer son rôle d’actionnaire. Je le suis à 99,9 %, donc je fais le boulot. Je ne m’en plains pas, même si c’est un peu lourd… Trouver cet oiseau rare n’est pas facile. Mais, s’il se présente, je considérerai sa candidature. Quant à récupérer la mise, ce n’est pas du tout dans mon esprit. Si je trouve une personne prête à assurer ma suite, je serai très heureux de lui céder le club pour un euro symbolique…»
Le président-propriétaire du RCT, Bernard Lemaître, évoquant la perspective de trouver un candidat au rachat du club varois.

« En regardant le rugby d’aujourd’hui, j’ai peur »

Pierre Albaladejo au Figaro

«Le rugby est devenu trop violent. J’ai peur maintenant quand je le regarde. Je ne pourrais pas jouer aujourd’hui. Pas avec la mentalité que j’avais. Je ne dis pas qu’il n’a pas lieu d’être mais il est devenu autre chose. Il y a quelques années, j’allais encore aux matchs à Dax. Mais, depuis que j’ai commencé à dérailler, je me suis séparé du rugby. Je me suis surpris d’ailleurs de l’avoir fait…»
L’ancien ouvreur de Dax et du XV de France, puis consultant légendaire, Pierre Albaladejodévoilant au Figaro la vision qu’il a du rugby d’aujourd’hui.

«Sans langue de bois, je pense que c’est la meilleure génération qu’ait connue le Stade Toulousain quand on voit leur palmarès et leur moyenne d’âge. Et ils ne sont pas encore rassasiés.»
Xavier Garbajosainterrogé par le Figaro à propos de la génération actuelle du Stade Toulousain

«J’ai eu besoin d’aide, notamment sur le plan mental. Surtout quand j’ai vécu ma dépression. Mon frère a été très important. J’étais à l’hôpital psychiatrique et c’est lui qui m’apportait la nourriture.»
Le pilier du Stade Français, Paul Alo-Emileévoquant pour Le Figaro sa dépression et le soutien primordial de son petit frère, Moses, également joueur du club parisien.

«Quand j’étais à mon meilleur niveau, être associé avec Antoine Dupont, lui au poste de demi de mêlée et moi à l’ouverture, ça aurait été marrant.»
La star des All Blacks, Dan Carter, à propos du meilleur joueur du monde actuel.


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