ANALYSE – Sa présence lors de l’investiture de Donald Trump et son extrême bienveillance à l’égard du président américain laissent penser que l’Italie cherche à se rapprocher des États-Unis. Au détriment de l’Europe ?
Giorgia Meloni en rêvait. Mais elle hésitait tout de même à y aller, à être la seule chef d’un gouvernement européen présente à la cérémonie d’investiture de Donald Trump. Elle s’en est d’ailleurs entretenue au préalable avec Ursula von der Leyen. Mais comment refuser une invitation personnelle, le signe que le nouveau président américain la considère comme un « interlocuteur privilégié » ? Alors tant pis si c’est au risque d’apparaître trop ouvertement comme un satellite de Trump et de Musk, l’avocate zélée de la nouvelle techno-oligarchie américaine ultranationaliste et ultralibérale. Assise au même rang que le leader argentin Javier Milei dans la rotonde du Capitole, elle a été bien traitée par le protocole. Et elle espérait même une entrevue éclair en tête à tête avec le héros du jour. Ce qui serait pour elle la troisième rencontre avec Donald Trump, et qui, selon sa durée, transformerait un hommage risqué en succès diplomatique.
Car la diplomatie…
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