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En raison d’une erreur de son équipe, l’Australien n’a pas pu repartir en piste pour améliorer son chrono à Miami. Une énorme frustration.
Les séances de qualifications se suivent et se ressemblent pour Jack Doohan en difficulté vendredi lors des qualifications de la course sprint à Miami. L’Australien de l’écurie Alpine n’a pu signer que le 17e temps sur la grille alors que Pierre Gasly a surnagé avec l’autre monoplace au 12e rang.
Sauf que cette fois-ci, le fils de la légende MotoGP Michael (quadruple champion du monde 500 cm3) n’est pas vraiment responsable de ce résultat décevant. Un incident et une très mauvaise coordination de l’équipe concernant son coéquipier Pierre Gasly l’ont empêché de sortir en piste pour améliorer son temps. Sa voiture rentrée au stand, le pilote était furieux à la radio.
«Ce n’est pas acceptable, ce n’est pas acceptable. Si vous l’envoyez [Gasly] me poursuivre, assurez-vous qu’il soit prêt ou avant moi – je ne peux pas m’élancer puis abandonner, car il va me percuter. Et puis vous me mettez hors de la Q1, c’est une blague», a lancé le rookie en difficulté depuis le début de la saison.
Doohan, une pression énorme sur les épaules
On comprend aisément la colère de la recrue qui n’a jamais fait mieux que 11e sur la grille (à Bahreïn) et 13e en course (en Chine). Doohan était d’autant plus frustré qu’il ne connaît pas le tracé de Miami qu’il découvre pour la première fois de sa carrière. Il est aussi soumis à une pression écrasante depuis le début de la saison avec d’incessantes rumeurs évoquant son remplacement par l’Argentin Franco Colapinto, actuellement réserviste pour le A fléché mais soutenu par de généreux sponsors.
«Comme c’est le cas aujourd’hui, Jack est notre pilote avec Pierre [Gasly]. Nous avons été très clairs à ce sujet. Nous évaluons toujours [les possibilités] mais aujourd’hui, c’est ainsi», a déclaré au sujet de l’Australien Oliver Oakes, le Team Principal d’Alpine.
À l’issue de la séance, la colère était un peu retombée chez le pilote qui est revenu sur l’incident lors des qualifications : «Tout s’est joué sur le dernier tour rapide. Le feeling était bon mais j’ai été bloqué en sortant des stands, ce qui était un raté à cause de l’autre voiture, et je n’ai pas pu faire de dernier tour. Je n’ai pas eu l’occasion de faire de deuxième temps», reconnaissant que son premier tour avait été «difficile». «Je pense qu’il y avait bien plus de temps à trouver avec la voiture pour le deuxième tour, mais on ne saura jamais», a-t-il conclu.
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