Le Slovène, qui a remporté la classique belge mercredi, a franchi la ligne d’arrivée le visage extrêmement marqué. Un cliché qui a fait beaucoup parler sur la toile.
Des cernes sous les yeux, des traces de boue, un regard vide, les traits tirés et un visage fermé alors qu’il a habitué les amoureux du cyclisme à afficher de très larges sourires. Tadej Pogacar semblait avoir pris quinze ans dans la figure au moment de franchir mercredi la ligne d’arrivée de la Flèche wallonne, épreuve remportée pour la deuxième fois de sa carrière grâce à une attaque magistrale dans le célèbre mur de Huy où les pourcentages dépassent les 20%.
Un visage qui ne lui ressemble pas
Le Slovène de 26 ans, méconnaissable au moment de lever les bras, a fait parler de lui sur les réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi sa victoire. Pour sa performance une nouvelle fois bluffante, évidemment, mais aussi parce que les clichés sur la ligne d’arrivée ont tourné en boucle sur la toile avec de nombreux commentaires de fans de vélo à la fois surpris et interrogateurs.
«Peut-être n’avons-nous jamais vu Pogacar arriver avec une telle expression de visage», explique l’un d’eux depuis l’Espagne. «C’est vrai que Pogacar était méconnaissable dans la dernière ascension», ajoute un autre internaute. «Il semble avoir 52 ans», s’amuse le compte X Dans la Musette, résumant bien l’impression générale alors que d’autres contributeurs se réjouissaient de voir l’athlète enfin fatigué, le visage décomposé. Preuve rassurante que le meilleur cycliste actuel est humain.
Sirotti / Icon Sport
Car le triple vainqueur du Tour de France réalise un début de saison marathon en enchaînant les courses et les performances. Il a d’abord remporté le Tour des Émirats arabes unis fin février. Une mise en bouche avant d’enchaîner avec un succès dans la Strade Bianche (8 mars) alors qu’il avait été victime d’une spectaculaire chute dans la campagne au cours de l’épreuve. Il est monté ensuite sur le podium de Milan San Remo (22 mars), puis sur la plus haute marche au Tour des Flandres (4 avril).
Il avait dû se contenter d’une deuxième place à Paris-Roubaix après un magistral mano a mano avec Mathieu Van der Poel (13 avril). Une semaine plus tard, dimanche dernier, nouveau podium (2e dans l’Amstel Gold Race) et ce mercredi, donc, une victoire éclatante arrachée dans des conditions épouvantables, la pluie, le vent et une température de 8 degrés sur les routes belges. Même s’il a toujours prétendu préférer ces conditions à la chaleur, la journée fut très éprouvante.
Je me suis dit: merde, c’est encore loin !
Tadej Pogacar
Un programme surchargé qui va se payer sur le Tour de France ?
«Quand j’ai vu le panneau de 200 m, je me suis dit: merde, c’est encore loin ! Ce kilomètre est vraiment l’un des plus durs dans le cyclisme», a d’ailleurs avoué après la course le leader de l’équipe UAE Team Emirates qui pourrait payer cette débauche d’efforts printaniers dans les prochaines semaines. Pogacar, qui s’alignera dans Liège-Bastogne-Liège dimanche, multiplie les apparitions alors que se profile le Tour de France dans un peu plus de deux mois. Un programme surchargé qui pourrait avoir des conséquences sur son état physique cet été alors que son grand rival, Jonas Vingegaard, lui, a opté pour un calendrier bien plus sélectif et allégé après avoir été victime d’une chute dans Paris-Nice.
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