Champions Cup : «Au Racing 92, on est habitués à subir la pression», reconnaît Janick Tarrit

Le talonneur francilien savoure la solide victoire contre les Harlequins (23-12), après plusieurs désillusions en Top 14. À confirmer dès vendredi chez les Sharks de Sale.

On imagine que vous êtes soulagé après cette victoire sur les Harlequins…
Janick Tarrit : Oui, ça nous tenait à cœur de repartir sur quelque chose de positif, donc rien de mieux que cette victoire pour lancer cette Coupe d’Europe et nous remettre dans l’avancée. C’était notre objectif : être capable – même si les choses ne se passent pas comme prévu sur le terrain – de ne pas tomber mentalement et collectivement dans quelque chose de négatif, et être capable d’aller chercher la victoire sur 80 minutes.

Même si tout n’a pas été parfait, vous avez fait preuve de maîtrise…
Depuis le début de la saison, on avait réussi de bonnes performances mais la pièce ne tombait pas de notre côté, que ce soit contre La Rochelle, Castres, Toulouse… Cela a été notre leitmotiv cette semaine, être capable d’être résilients et faire basculer les choses en notre faveur. Ça a été le cas ce (samedi) soir, il faut qu’on s’appuie là-dessus, qu’on soit capable d’être résilients tous ensemble pour aller chercher la victoire.

On a eu ce caractère et cette capacité à répondre présent collectivement. Même si on a pris un essai, on a été capables de rebasculer

Janick Tarrit

Avant ce match, il y avait beaucoup été question de caractère…
On avait manqué de caractère lors des deux dernières défaites en championnat (Stade Français et Toulouse). Et là, on a eu ce caractère et cette capacité à répondre présent collectivement. Même si on a pris un essai, on a été capables de rebasculer. En seconde mi-temps contre le Stade Toulousain, on était arrivé à remettre la main sur le ballon et être dans cette dynamique. On travaille pour pouvoir être présents sur le Top 14, qui est un marathon, et cette Coupe d’Europe que l’on a bien démarrée.

Étiez-vous sous pression avant ce match ? 
On est toujours un peu sous pression, parce que même quand ça se passe bien, il faut rester toujours en haut. Et quand ça se passe mal, on veut revenir en haut. Donc on est habitués à subir cette pression. Mais c’est sûr que quand on perd, les semaines sont un peu moins… rigolotes (sourire). Après, c’est à nous de trouver les solutions dans la semaine pour être capable de gérer cette pression.

Vous avez idéalement préparé votre déplacement de vendredi prochain chez les Sharks de Sale.
On a vu qu’ils ont perdu contre Glasgow (38-19). Nous, on s’est rassurés, même si on aurait pu aller chercher le bonus offensif. On va essayer de voir ce qu’on peut mieux faire, ce qu’on peut améliorer. Pour arriver à Sale avec des ambitions et qu’on soit bien classés dans cette Coupe d’Europe.

L’un des points positifs de ce succès contre les Quins, c’est votre défense qui a tenu face à une équipe très joueuse…
Oui, surtout en première mi-temps, on a beaucoup défendu et on a été capables d’être pragmatiques. On a été deux fois dans leur camp, et les deux fois on est arrivé à marquer et à bien défendre. C’est un bon point positif qu’il faut qu’on maintienne pour la suite.

Vous tournez aussi la page Créteil sur une victoire…
Oui, complètement. Ça a été particulier de gérer ça. Mais on finit sur une bonne note. On est contents et enthousiastes de retrouver l’Arena prochainement. S’il y a de l’impatience ? Oui, complètement. Ça va être dur à gérer pendant les fêtes (réception de Lyon le 29 décembre, NDLR). De toute façon, il faut avancer.

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