Ce vendredi soir (21h), le LOU défie les Anglais de Bath en finale de Challenge Cup à Cardiff. Un sacré défi pour les Rhodaniens, vainqueurs de la coupe en 2022.
L’Europe pourrait connaître deux champions tricolores dès ce week-end. L’UBB affronte Northampton en finale de la Champions Cup samedi (15h45) et Lyon ouvrira le bal, la veille et en Challenge Cup, face aux Anglais de Bath. Un gros défi pour le LOU, vainqueur de la coupe en 2022, contre les coéquipiers du chef d’orchestre Finn Russell, premiers de Premiership. Mais les Lyonnais semblent concentrés sur cet objectif de titre malgré une qualification en barrage encore atteignable en Top 14.
Il y a quelques mois encore, les Rhodaniens luttaient pour le maintien en Top 14. Loin de l’équipe compétitive et séduisante de ces dernières semaines… Pour redresser la barre, un homme, Karim Ghezal, limogé par le Stade Français. Plus qu’un pompier de service, l’ancien entraîneur des avants du XV de France a ramené de la sérénité, de la confiance et surtout un caractère à une meute qui manquait clairement de mordant. Depuis son arrivée le 6 décembre dernier, le bilan est plus que positif. Deux victoires en Challenge Cup contre Cardiff et les Zebre de Parme, deux matches nuls face à Toulouse et au Racing 92, des victoires contre Perpignan, l’UBB, La Rochelle, Toulon, Vannes, les Sharks, les Ospreys, Montpellier, le Racing 92 en demi-finale de Challenge Cup… Bref, un clair renouveau. «En janvier, nous étions treizièmes, mais le changement de coach nous a redonné de l’énergie. La Challenge Cup était un objectif dès le début et nous l’avons prise très au sérieux. Beaucoup de joueurs avaient vécu l’épopée de 2022, et nous voulions revivre ces émotions. Cette finale est notre dernier espoir pour sauver notre saison», analysait l’ouvreur Léo Berdeu ce jeudi en conférence de presse.
À Paris, Lyon a subi
Seuls bémols, cette dynamique est retombée le 10 mai dernier en championnat avec une défaite polémique contre Pau (27-29), Karim Ghezal étant accusé par certains observateurs d’avoir délibérément fait tourner son effectif pour jouer un mauvais tour, la semaine suivante, à ses anciens partenaires du Stade Français. «C’est complètement faux ! Je n’ai pas envie de mêler mon histoire à celle du Stade Français, ma seule préoccupation est la gestion de mon effectif et le temps de jeu de mes joueurs pour ramener des points de ce déplacement et assurer définitivement note maintien», s’était défendu l’entraîneur en chef du LOU dans les colonnes du Progrès .
Problème, Lyon est tombé à Jean-Bouin face au Stade Français (31-30). Surtout les Gones ont craqué alors qu’ils menaient avec 15 points d’écart et que le pack, qui avait retrouvé de la stabilité depuis l’arrivée de Ghezal, a été drôlement secoué. Pas idéal avant d’affronter des avants anglais réputés rugueux, comme les internationaux Stuart, Dunn et Obano ou les Sud-Africains Van Wyk et Du Toit. « Nous affrontons une équipe de Bath qui se promène dans son championnat et est meilleure sur le papier, mais nous aimons ce rôle d’outsider, comme en 2022 à Marseille contre Toulon», souriait Berdeu, le maître à jouer des Gones.
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Les coéquipiers de Baptiste Couilloud auront l’occasion de prouver qu’il ne s’agissait que d’une mauvaise période passagère. Ils ont surtout de la ressource, avec des joueurs en très grande forme. À commencer par le deuxième ou troisième-ligne Théo William – qui mériterait une convocation pour la tournée cet été en Nouvelle-Zélande – ou l’international Mickaël Guillard, qui a pris une nouvelle dimension depuis ses bonnes performances dans le Tournoi des six nations.
Ils seront clairement favoris
Léo Berdeu, demi d’ouverture de Lyon, à propos de Bath
Sans oublier des troisième-lignes solides, le Sud-Africain Botha, le Géorgien Shvangiradze ou l’aérien Dylan Cretin. Les principales forces du LOU se trouvent quand même derrière avec les brillants Couilloud et Berdeu à la charnière, le remuant Maraku au centre sans oublier l’un des meilleurs joueurs du championnat : le Géorgien Davit Niniashvili.
Léo Berdeu affirmait également «s’inspirer de ce que Lyon a vécu en 2022». «Ça nous a fait grandir», confiait-il. Ce qui est sûr, c’est que les Rhodaniens devront être prêts face aux leaders de Premiership. «Ils font une saison extraordinaire et seront clairement favoris sur le papier», se méfiait d’ailleurs Berdeu. Mais encore une fois, cette finale pourrait permettre à Lyon de sourire après avoir vécu une saison faite de hauts et de bas. Le terrain parlera.
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