Plusieurs joueurs parisiens ont fait le point après la défaite de leur équipe, mardi, contre le Real Madrid, à l’Adidas Arena. La deuxième de suite en Euroligue.
Après son extraordinaire série de 14 victoires consécutives, le Paris Basketball reste sur trois revers. Le dernier en date, mardi, à l’Adidas Arena, contre le Real Madrid (85-96), pour le compte de la 16e journée. Un match lors duquel les Parisiens étaient privés de plusieurs éléments, dont TJ Shorts. Trop face aux Madrilènes. Et l’AS Monaco en a profité pour reprendre la tête au classement. Jeudi, c’est Fenerbahçe qui débarque à Paris.
Maodo Lo (meneur du Paris Basketball, auteur de 30 points lors de la défaite 85-96 contre le Real Madrid ) : «C’était très dur… Il nous manquait des joueurs et le Real Madrid, c’est très fort. De la fatigue ? C’est normal, la saison est très longue. Parfois, il y a des phases difficiles. On est dans une petite phase comme ça. Et on a un autre match à jouer jeudi, une autre chance de l’emporter. (sur son match exceptionnel) Oui… mais on a perdu. C’est plus important de gagner les matchs. TJ Shorts absent ? Il est très important pour cette équipe. Il connaît les systèmes, il va très vite, il est très bon dans cette équipe. Alors forcément, c’est très difficile s’il manque à l’appel… Mais on est une équipe. C’est un moment où les autres joueurs doivent prendre leurs responsabilités. La pression du statut après la série de victoires ? Non. On avance match par match, on essaie de se reconcentrer à chaque fois, avancer avec la mentalité de l’outsider. On ne se voit pas comme une équipe qui doit gagner tous les matchs ou carrément le titre, aller au Final Four… Match par match. Il faut rester humble. C’est une longue saison, on n’est même pas encore à mi-parcours. Ce genre de moment difficile peut arriver. Des joueurs forfaits, malades, blessés… Encore une fois, on doit se reconcentrer, se battre et jouer notre jeu. Victoire obligatoire contre Fenerbahçe ? Non. Notre objectif, c’est de gagner. J’espère qu’on va bien jouer. Mais le résultat… Je ne peux qu’espérer qu’il sera bon (sourire). L’Euroligue, c’est très dur. Le début de saison a été excellent pour nous. Et notre but et de gagner tous les matchs. Mais je ne pense pas que ce soit une obligation. On affronte Fenerbahçe, c’est une top équipe aussi, ils essaieront de gagner et c’est la beauté du sport.»
Collin Malcolm (ailier du Paris Basketball) : «Ce qui a manqué ? Un peu de concentration sur certaines actions, et c’est tout ce qu’il faut pour perdre en Euroligue… On s’est bien battu, mais ce n’était pas assez. Il faut jouer 40 minutes pour battre une équipe aussi bonne que le Real. Le Real prenable ? C’est toujours frustrant de perdre, que ce soit de 20 ou 4 points, que vous soyez proches de l’emporter ou pas. (sur l’attention que le club suscite) On ne fait pas trop attention à tout cela. On essaie surtout d’être concentrés pour faire notre travail. Si vous prêtez trop d’attention à ce genre de chose, c’est de la distraction. L’important, c’est de jouer et d’être prêt à chaque match. De la fatigue ? Écoutez, on vit du basket, nous sommes des privilégiés. Je ne vais jamais me plaindre, dire que je suis fatigué ou autre. C’est notre boulot. Et il demande d’être prêt tous les soirs, quelles que soient les circonstances. Fenerbaçe ? C’est le dernier match de la phase aller. C’est une autre équipe historique. Ce sera génial de les jouer, j’ai déjà hâte de rejouer jeudi, mettre cette défaite derrière nous et essayer de gagner un nouveau match.»
On avait une cible dans le dos. Maintenant, on va peut-être reprendre un peu ce statut d’outsider paradoxalement, même si on est encore en haut du classement. Ça nous réussira peut-être plus.
Léo Cavalière
Léo Cavalière (ailier du Paris Basketball) : «Ce qui a manqué ? Cette petite once qui fait notre identité, cette énergie, courir, être sur tous les ballons. On savait que c’était la clé. On l’a fait. Mais il en manquait un peu… Pour pallier les absences, il fallait redoubler d’efforts sur ça. Et je pense qu’on peut encore aller un peu plus là-dessus. On a des principes de jeu un peu particuliers par rapport aux autres équipes. On vit et on meurt avec cela, on le sait. Quand il y a moins d’adresse, ça ne doit pas nous influencer, on doit rester 100% nous-mêmes et prendre ces tirs qui sont parfois un peu plus compliqués. C’est nous. C’est comme ça qu’on a fait cette incroyable série qui s’est achevée la semaine dernière. Et c’est comme cela qu’on en recommencera une très bientôt. Les absences ? Ce n’était pas évident déjà parce qu’on a appris certains forfaits à la dernière minute, certains sont partis au milieu du match. Les jambes lourdes ? Les miennes, ça va (sourire). Mais dans tous les cas, les autres équipes ont le même calendrier. Ce n’est pas une excuse. Le moral atteint ? Je ne pense pas. On avait une cible dans le dos. Maintenant, on va peut-être reprendre un peu ce statut d’outsider paradoxalement, même si on est encore en haut du classement. Ça nous réussira peut-être plus. Je ne pense pas qu’on soit une équipe qui réfléchit trop, dans le bon sens du terme, on ne va pas se prendre la tête. On va continuer d’avancer et d’imposer notre jeu. On essaie de ne pas s’adapter à ce qui se passe en face ou autour de nous. On veut imposer notre identité. Le Real ? Je l’abordais ce match comme les autres. Il y a eu cette effervescence médiatique, la Une de L’Équipe… On avait déjà joué d’autres grandes équipes. Ça n’a eu que peu d’influence sur mon match, voire zéro.»
Propos recueillis en zone mixte
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