RÉCIT – Un internaute se présentant sur ce site comme un «ange libérateur» aurait accompagné Marie Lévêque dans ses derniers instants, par téléphone. Une enquête a été ouverte et le ministère de l’Intérieur saisi.
«L’ange libérateur» a-t-il incité Marie Lévêque au suicide? Sept mois après le décès de cette Française de 25 ans, passé inaperçu auprès du grand public, le parquet de Dijon a ouvert mercredi 26 mars une enquête contre X pour «incitation au suicide». De mystérieux et sordides éléments entourant sa mort ont été retrouvés en ligne, à la fois par ses proches et les enquêteurs, qui soupçonnent l’implication d’un site internet dans le suicide de la jeune femme, commis le 3 octobre 2024.
Ce jour-là, de son réveil jusqu’à ses derniers instants, la journaliste bourguignonne aurait été en contact téléphonique avec un internaute d’un forum en ligne qu’elle fréquentait depuis plusieurs mois: Sanctioned Suicide, ou «suicide autorisé» en français. Deux éléments concordants l’attesteraient: d’abord, la jeune femme a été retrouvée avec un casque audio sur la tête ; ensuite, un sinistre compte rendu publié sur le site retrace minute par minute les derniers instants de la journaliste bourguignonne. «15h20 : a pris le médicament. 15h40 : triste mais calme. 16h25 : respiration calme et très lente. 16h27 : prononciation des derniers mots. 16h28 : plus de souffle. 16h30 : silence. 17h20 : fin d’appel», pouvait-on lire sur un fil de discussion qui était dédié à la jeune femme.
«J’espère que pour moi aussi, ça se finira bien»
Cet exposé, froid et clinique, a été lu avec effroi par les proches de Marie, qui ont découvert sa présence sur le forum de discussion deux semaines après sa mort, en consultant l’historique de son ordinateur. «Elle était encoreconnectée sur son compte. Mais tout était grisé: on n’avait plus accès à rien», a raconté auprès de nos confrères locaux de France 3 son beau-frère. Ce dernier décide alors de contacter directement les internautes du site pour en savoir plus. L’un d’entre eux lui répond rapidement sous pseudonyme: «Merci de nous apprendre…
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