ENQUÊTE – Le champion franco-italien des semi-conducteurs vit une période extrêmement tendue, entre crise de gouvernance entre Rome et Paris et un plan de réorganisation qui vise le départ volontaire de 2800 salariés dont 1000 en France.
C’est une rumeur qui a agité le landerneau syndical de STMicroelectronics. Alors que le groupe franco-italien des semi-conducteurs tient ce mercredi son assemblée générale à Amsterdam, il s’est murmuré en coulisses la possible inscription à l’ordre du jour d’une révocation de Jean-Marc Chéry, président du directoire. À 64 ans, dont 38 passés dans le groupe, il va finalement y échapper. L’épisode témoigne néanmoins de la tension qui règne au sein de la société et ses 51.000 salariés.
Il y a trois ans encore, tous les indicateurs étaient pourtant au vert. Début 2022, après les pénuries liées au Covid, les clients se ruent sur les microcontrôleurs et composants produits par STMicroelectronics. Consciente de ses vulnérabilités en matière de puces, la France annonce un investissement record de 7,5 milliards d’euros à Crolles, en Isère, avec groupe américain GlobalFoundries, pour augmenter la capacité de production de STMicro. En mai, le groupe vise 20 milliards d’euros de revenus dès 2027. « C’était…
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