«L’époque où ils se filmaient seuls dans leur chambre est révolue»: la professionnalisation tous azimuts des créateurs de contenus

ENQUÊTE – Alors que les plateformes favorisent les contenus longs avec une réalisation léchée, les créateurs sont désormais à la tête de leur société de production et emploient des dizaines de salariés.

« C’est devenu un métier, donc, en 2017, de regarder des jeux vidéo et de les commenter. Est-ce que manger des pizzas, c’est devenu un métier ? Peut-être que je boufferai des pizzas sur YouTube. » Fin 2017, Thierry Ardisson reçoit dans l’émission de France 2 « Salut les terriens » le youtubeur Squeezie. « On en a vu des branleurs dans l’émission, mais celui-là, il est magnifique », s’esclaffe son acolyte Laurent Baffie. Sur internet, le mépris des animateurs à l’égard du jeune homme déchaîne les passions. À l’époque, Squeezie compte 9 millions d’abonnés, et ses vidéos sur ses parties de jeux vidéo totalisent 4 milliards de vues.

Sept ans plus tard, le youtubeur de 28 ans est devenu chef d’entreprise. Sa société, Bump, qu’il a créée en 2020 après avoir quitté le poids lourd du secteur Webedia, compte 50 salariés, représente près de 60 créateurs (Mcfly & Carlito, Kevin Tran, Dr Nozman…) et accompagne plus de 300 marques. Il compte…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr