La vérification obligatoire de l’âge sur les sites pornographiques peut-elle vraiment enrayer la consommation des mineurs ?

DÉCRYPTAGE – À partir de ce samedi 11 janvier, les sites pornographiques ont l’obligation de bloquer l’accès aux mineurs, sous peine de déréférencement par l’Arcom. Une première victoire pour les pouvoirs publics et les associations, toutefois loin de résoudre la question de l’exposition des enfants à ces contenus.

Pour les associations de protection de l’enfance, le 11 janvier est attendu comme une petite révolution. Ce samedi, les sites pornographiques vont enfin être contraints de bloquer l’accès aux mineurs de moins de 18 ans, plus de trente ans après l’introduction d’une loi interdisant leur exposition à ces contenus (article 227-24 du Code pénal).

Ces dernières années, leur consommation de pornographie a explosé : ils seraient aujourd’hui près de 2,3 millions à se rendre sur ces sites au moins une fois par mois. Plus d’un garçon sur deux de moins de 12 ans, et les deux tiers des garçons âgés de 16 à 17 ans auraient cette habitude. Notamment parce que, en guise de vérification de l’âge, une simple case demandant à l’utilisateur d’assurer avoir plus de 18 ans est bien souvent présentée sur la page d’accueil. Dans un référentiel adopté le 11 octobre 2024 et qui vient d’entrer en vigueur, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) fixe donc…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr