ENQUÊTE – Cette entreprise et ses robots humanoïdes étaient l’un des symboles de la French Tech triomphante dans les années 2010. Désormais en redressement judiciaire, elle va supprimer la moitié de ses effectifs et espère trouver un repreneur.
C’est avoir tort que d’avoir raison trop tôt. Certains employés d’Aldebaran ruminent probablement cette ritournelle connue de nombre d’entrepreneurs avant-gardistes de la tech. Au moment même où la robotique humanoïde est promise à un futur radieux grâce aux progrès de l’IA, portée par des investissements massifs aux États-Unis et en Chine, l’ex-pépite française de ce secteur est au bord du précipice. À l’aube de son vingtième anniversaire, Aldebaran a été placée en janvier en redressement judiciaire. Lâchée par son actionnaire allemand RAG-Stiftung, elle est menacée de liquidation judiciaire si elle ne parvient pas à trouver un repreneur capable d’injecter rapidement des fonds.
Un traumatisme pour les 162 salariés du groupe, qui devaient n’être plus que 90 d’ici la fin avril à l’issue d’un plan social aux allures de dernière chance. « Même avec ce PSE, la trésorerie ne tiendra que quelques mois, en supposant des versements de crédits impôts recherche et la vente de quelques robots »
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