Rarement choisie au hasard, la couleur d’une fragrance traduit dès le premier coup d’œil un choix esthétique, un état d’esprit et parfois même des matières premières. Pour mieux aiguiser notre curiosité.
Dans le film Domicile conjugal (1970), Antoine Doinel, alias Jean-Pierre Léaud, le héros de François Truffaut, se trouve un drôle de métier : il teint les fleurs, des œillets blancs, qu’il fait passer, à force d’expérimentations, du jaune au rose, puis au rouge. Les parfumeurs, eux, colorent leurs odeurs. Olivier Polge, chez Chanel, a choisi le violet pour sa toute dernière interprétation de Chance, baptisée Eau Splendide (167 €, les 100 ml).
Il faut dire que cette teinte vive et énergique va plutôt bien à son accord accrocheur de framboise aux facettes de rose et de violette, accompagné d’un géranium rosat évidemment frais et d’une essence de cèdre légèrement redistillée pour ne pas ternir la vivacité des notes fruitées en tête. Et, si la collection des parfums Chance, qui compte désormais cinq références, incarne légèreté et allégresse, c’est autant par ses odeurs que par son colorama, évocateurs d’émotions positives, voire de bonne humeur. Le vert dynamique de Chance Eau Fraîche…
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