Martin Bethenod : « Ce n’est pas parce que son bouledogue était noir et blanc que Saint Laurent a créé le smoking pour femmes. »

L’éminence grise de l’art contemporain s’est penchée dans un livre documenté et amusant sur la relation fusionnelle du couturier avec ses chiens.

« Je suis comme on dit un homme à chiens », disait Yves Saint Laurent. En témoignent les photographies du couturier, à un dîner mondain ou dans ses ateliers de l’avenue Marceau, en compagnie de ses bouledogues français, Moujik I, puis II, III, IV. Invariablement remplacé à sa mort par un congénère et invariablement prénommé de la traduction russe du mot « serf » C’est une vie de « chiens » racontée en textes et en image par Martin Bethenod, des bâtards errants recueillis par sa mère à Oran aux trois chihuahuas Hazel, Bribri et Frica, adoptés à la création de sa maison de couture en 1961, jusqu’aux bouledogues caille dans l’intimé de ses appartements avec Pierre Bergé.

Yves Saint Laurent et Hazel, à Paris, en 1973
Roger Gain @Musée Yves Saint Laurent Paris

LE FIGARO. – Qu’apprend-on du style de Saint Laurent à travers ses chiens ?

Martin BETHENOD. – Les chiens ont accompagné son parcours, de sa petite enfance à Oran jusqu’à son décès. Dans sa collection d’art disséminée par Pierre Bergé à sa mort en 2008, de nombreuses œuvres…

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