Longtemps réservé aux seules pièces de haute joaillerie, ce métal apparaît désormais comme une alternative à l’or, dont le cours est trois fois supérieur. Les joailliers pèsent le pour et le contre.
Son symbole alchimique est une petite lune collée à un soleil, soit la fusion de celui de l’argent et de l’or. Comme si le platine cumulait la blancheur et l’éclat de l’un, et la préciosité et l’attraction de l’autre. Depuis toujours, ce métal précieux bénéficie d’une aura à part. Quand les conquistadors espagnols le découvrent officiellement en Amérique du Sud à la fin du XVIe siècle, il désarçonne. Il ressemble à de l’argent mais ne se laisse pas facilement modeler. Il est donc surnommé « platina », qui signifie « petit argent ». Mais rapidement son éclat si blanc, sa rareté et sa robustesse font de lui « l’or des riches ».
Il n’y a pas meilleure matière pour façonner des diadèmes pour les grandes cours d’Europe, et dessiner des volutes pavées de diamants de style Guirlande à la fin du XIXe siècle. Même les avant-gardistes de l’Art déco le chérissent pour tailler leurs formes géométriques, comme les artistes des années 1960 s’essayant à la joaillerie, et les créateurs un…
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