Le dessin de bijou, une exposition au Petit Palais, au cœur du processus de création

CRITIQUE – Riche d’une collection propre de plus de 5 500 croquis et gouachés, le musée propose une exposition interrogeant le rôle précieux, et pourtant négligé, de ces travaux préparatoires. Brillant !

On dirait des dessins d’ornithologues. Réalisés au crayon noir, avec des annotations dans la marge (comme « l’humérus ne porte pas de plume »), ils constituent une étude précise de l’anatomie d’un cygne, de la position de ses ailes, de la forme et de la disposition de ses plumes, et même de la composition de son squelette. Ils ont été exécutés en 1903 par Eugène Grasset qui travailla régulièrement pour le célèbre joaillier de l’Art nouveau, Vever. D’ailleurs, accroché à côté de ses croquis, se trouve une photo du dessin (perdu) d’un peigne de joaillerie (Cygnes et nénuphars) que Grasset réalisa quelques mois plus tard pour Vever Frères.

Les nervures des feuilles, le mouvement des deux anatidés, même les reflets de la mare, dégagent une vibration fascinante. La démonstration se poursuit dans une vitrine suivante avec l’objet lui-même, un peigne Vever en ivoire, or et émail appartenant aux collections du Petit Palais. Et se conclut enfin avec le gouaché final de George Callot, spécialiste…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr