Quand un rappeur américain s’inspire (malgré lui?) de Serge Gainsbourg.
On ne va pas se mentir : pour le public français, le match ayant opposé hier soir, devant Donald Trump, les Kansas City Chiefs et les Philadelphia Eagles n’a rien de trépidant. Et s’il fallait trouver une raison de veiller tard, c’était pour la mi-temps et son traditionnel concert, assuré cette année par Kendrick Lamar.
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Le rappeur américain, qui vient d’empocher quatre Grammy Awards (dont celui de la meilleure chanson), est monté sur scène vers 1h30 du matin, pour interpréter, quinze minutes durant, ses tubes du moment. Le tout vêtu d’une veste réalisée spécialement pour lui par la créatrice britannique Martine Rose, ornée du mot « Gloria» (Gloire, en VF, et titre d’une de ses chansons) et… d’un jean «bootcut», évasé en bas et délavé, très années 2000. Rapidement, les réseaux sociaux s’enflamment face à ce choix stylistique qui n’a pourtant pas grand-chose d’exceptionnel. Même le très honorable New York Times s’interroge sur la provenance de ce jean. À en croire Hedi Slimane, l’ancien directeur artistique de Celine qui a quitté son poste en octobre, il s’agit d’une de ses créations pour la marque française.
C’est le créateur parisien qui raconte, sur son compte Instagram, la genèse de ce modèle : dans sa collection printemps-été 2020, présentée en juin 2019, Slimane dévoile un jean, nommé le «Serge», à la forme «flare», évasée en bas. Il s’inspire, comme son nom l’indique, de Serge Gainsbourg, et devient un classique des collections de la maison parisienne. Il n’est actuellement pas disponible à la vente, mais un modèle similaire, le Surf, fabriqué au Japon, figure sur le site de la marque – sans qu’il soit possible de l’acheter en ligne.
On ne vous apprendra pas que la mode est une histoire de cycles – ce type de coupe était le nec plus ultra dans les années 1970, avant de disparaître et de revenir en vogue au début du nouveau millénaire, puis de retomber dans l’oubli… Jusqu’à aujourd’hui. Et si ce choix peut sembler futile, il est surtout représentatif d’une tendance de fond en matière de denim : un retour aux silhouettes (taille basse, évasées, délavées) des années 2000, porté notamment par Pharrell Williams chez Louis Vuitton.
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