DÉCRYPTAGE – Cent jours après leur conquête du pouvoir à Damas, les nouvelles autorités affrontent leur pire défi sécuritaire.
« On a eu très peur, on entendait des tirs, mais on ne savait pas ce qu’il se passait, on ne pouvait pas sortir », confie Hamed, un habitant du quartier de Daatour à Lattaquié, joint vendredi au téléphone par Le Figaro. Depuis jeudi après-midi, la grande ville de la côte méditerranéenne, bastion de la minorité alaouite dont est issu le dictateur déchu Bachar el-Assad, connaît une situation quasi insurrectionnelle, de même que Tartous, où le couvre-feu a également été instauré jusqu’à samedi matin.
Cent jours après leur conquête du pouvoir à Damas, les nouvelles autorités affrontent leur pire défi sécuritaire. Malgré l’arrivée de dizaines de milliers de renforts venus notamment d’Idlib et d’Alep pour ratisser villes et villages du « pays alaouite », elles n’ont pas réussi à reprendre complètement le contrôle de la situation. En vingt-quatre heures, le bilan des violences est lourd : au moins 72 morts, dont 36 membres des forces de sécurité et 32 combattants pro-Assad auxquels…
Source du contenu: www.lefigaro.fr








