ANALYSE – À la CDU, ses amis lui prédisent une destinée semblable à celle de Helmut Kohl. Pour peu qu’il honore ses promesses et ses engagements.
Comment un candidat allemand à la chancellerie débuterait un meeting à 11 heures du matin, un dimanche, au son de l’accordéon, dans un club de tir d’une ville de 25 000 habitants, dans les effluves de saucisse blanche et de bière ? En parlant d’Europe. Tel fut en tout cas l’angle d’attaque de Friedrich Merz ce jour de janvier dans sa cité natale de Brilon, bourg reculé du Sauerland, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où les militants de la CDU portent volontiers loden et veste autrichienne sans revers, ou robe Dirndl serrée à la taille, et s’inquiètent de la pression fiscale excessive ou du climat woke grandissant.
Dans sa propre circonscription, un homme politique lambda aurait probablement caressé ses électeurs dans le sens du poil. Mais pas le candidat Merz. Ce dimanche 19 janvier, Donald Trump s’apprête à faire son entrée à la Maison-Blanche, et le futur chancelier prévient ses concitoyens. La nouvelle Administration « ne nous prendra au sérieux que si nous défendons avec les Européens…
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