RÉCIT – Face à la multiplication d’embuscades visant ses combattants, le HTC a mis en place des patrouilles pour débusquer les partisans armés de l’ancien dictateur.
Une lueur rouge fend le ciel. Une fusée éclairante ? Non, juste un feu d’artifice lancé par des inconnus en guise de célébration. Les hommes de Hayat Tahrir al-Cham (HTC) baissent les yeux : pas de danger… Pour cette fois. Car, même si en cette froide soirée de janvier l’horizon est stoppé net à dix mètres par l’obscurité de la forêt, à Khirbat el-Maïzé, l’hostilité vient d’en haut. De ces collines d’oliviers qui enserrent le village, où des loyalistes favorables à l’ancien régime de Bachar el-Assad se cacheraient. C’est ce que craignent en tout cas les cinq combattants en patrouille, armés de fusils Kalachnikov. « Ils se dispersent individuellement, pour ne pas se faire repérer. Puis ils se regroupent et attaquent ensemble », explique à voix basse Abou Fahd, 36 ans, à l’affût du moindre mouvement.
Dans le gouvernorat côtier de Tartous, d’anciens partisans du régime se terrent, traqués depuis décembre par les forces des autorités de transition, dominées par HTC. Début février…
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