DÉCRYPTAGE – Alors qu’un rassemblement massif de jeunes et d’opposants est prévu ce samedi à Belgrade, le pouvoir brandit la menace d’incidents avec l’espoir de neutraliser la contestation qui s’amplifie depuis cinq mois.
La peur a-t-elle changé de camp ? Protégés par des barrières et une forte présence de policiers et de vigiles, les membres du groupe Studenti 2.0 (« Étudiants 2.0 ») campent depuis le 6 mars au Pionirski Park, le « Parc des pionniers », situé entre la présidence et le Parlement, au centre de Belgrade. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des dizaines de tracteurs ont été disposés tout autour de leur campement en renfort, sans plaques d’immatriculation ni conducteurs.
Puis un cercle de barrières supplémentaires a été installé. Officiellement, ces étudiants demandent aux autorités de leur permettre de « retourner à leurs études » et aux enseignants grévistes de leur proposer un « programme de compensation ». À l’approche d’un nouveau rassemblement géant prévu dans la capitale ce samedi 15 mars, c’est le dernier stratagème conçu par le président serbe, Aleksandar Vucic : organiser la mobilisation de ses partisans pour contrer le vaste soutien aux étudiants qui a soulevé…
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