RÉCIT – Sur la foi d’une note des services secrets, les autorités judiciaires ont annulé le scrutin de l’hiver 2024 et disqualifié Calin Georgescu, le candidat arrivé en tête grâce à une campagne TikTok possiblement manipulée par la Russie. Mais les preuves manquent.
Les Roumains ne se sont toujours pas remis de ce cataclysme. Une nation européenne et, au-delà, une démocratie dans le monde, a-t-elle déjà annulé, deux jours avant le second tour, une élection présidentielle, avant d’écarter le candidat arrivé en tête, en reprogrammant l’ensemble du scrutin ? Telles furent pourtant les décisions de la Cour constitutionnelle roumaine, appuyées par l’autorité électorale permanente et le pouvoir de Bucarest. Le pire, aux yeux des Roumains appelés à revoter ce dimanche 4 mai, est que leurs autorités ne sont toujours pas parvenues à apporter des preuves formelles pouvant justifier l’éviction de Calin Georgescu, qui avait remporté avec 23 % des suffrages ce premier tour de la présidentielle de l’hiver dernier…
Le 6 décembre 2024 donc, la Cour constitutionnelle de Roumanie annule le scrutin présidentiel, dont le premier tour s’est tenu le 24 novembre. La décision des juges se fonde sur des informations fournies deux jours plus tôt par le chef de l’État, Klaus…
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