Présidentielle en Roumanie : après l’annulation du second tour en décembre, l’air du «dégagisme» souffle toujours

ANALYSE – Les Roumains avaient cru donner un bon coup de balai, en écartant le candidat du PNL et celui du PSD, pour qualifier au second tour Elena Lasconi et Calin Georgescu.

L’histoire politique roumaine bégaie, n’avance pas. L’arrivée de Klaus Iohannis, en 2014, avait suscité l’espoir d’en finir avec la corruption et le PSD, ce « parti État » héritier du Parti communiste. Dix ans plus tard, après deux mandats, le président de droite s’en est allé sous les huées, après avoir fait entrer son Parti national libéral (PNL) dans une alliance gouvernementale avec le PSD, le Parti social-démocrate. Comme à l’accoutumée, le même personnel politique, gauche et droite de surcroît à nouveau réunies, se distribue, sans s’inquiéter d’une justice qui a été matée, les postes, les prébendes, l’argent public et les fonds européens. Ainsi rien ne change et les Roumains, bien que désespérés de leurs dirigeants, s’ingénient tout de même à chercher comment, par leur vote à la présidentielle du 4 mai, ils pourraient dégager tous les représentants de ce « système ».

Au vrai, si la présidentielle recueille les aspirations politiques des citoyens, le pouvoir est surtout au…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr