«Nous voulons la justice, pas des pots-de-vin» : en Serbie, la jeunesse défie le pouvoir accusé de corruption

RÉCIT – Un effondrement meurtrier survenu début novembre a provoqué une onde de choc politique qui secoue le régime du président Vucic.

Belgrade

On n’entendait que quelques aboiements de chiens et les corbeaux. Un silence assourdissant observé par des dizaines de milliers de personnes, rassemblées à Belgrade et à Nis, dimanche 22 décembre à 16 heures. Pendant quinze minutes, les portables n’ont pas sonné, mais ils étaient brandis vers le ciel pour former une spectaculaire mer de torches. Quinze minutes pour quinze victimes de l’effondrement de l’auvent extérieur de la gare de Novi Sad, survenu le 1er novembre dernier.

Près de deux mois après le drame, le soufflé du mouvement de révolte mené par les étudiants ne retombe pas. Ils réclament que les autorités assument leurs responsabilités, veulent la publication de tous les contrats signés avec le consortium chinois qui a mené les travaux de rénovation et la mise en examen de ceux qui les ont agressés au cours des manifestations, qu’ils soupçonnent d’appartenir aux phalanges du parti du président Vucic.

« Vous avez du sang sur les…

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