« Nous ne sommes à l’abri nulle part » : au Sud-Liban, cette guerre qui ne dit plus son nom

REPORTAGE – Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, Israël continue de mener des frappes au Liban, affirmant viser des positions et des infrastructures du Hezbollah.

Au milieu de la restanque à peine achevée, un trou, rebouché à la hâte, renseigne sur la localisation de l’attaque. Raïf Zabiha s’y dirige d’un pas assuré, se baisse et saisit des éclats d’explosif dispersés. « Vers 11 h 30, le 6 avril, Adnan Fadel Bzih est venu apporter à manger aux ouvriers agricoles. C’est là qu’un drone israélien les a frappés », raconte le chef de la municipalité de Zibqine, située à sept kilomètres de la frontière israélienne. Il se dirige alors vers une voiture stationnée à quelques mètres de là, dont le pare-brise est brisé. Sur le siège passager, des jus de fruits et des sandwichs ont été abandonnés. « Il y a eu deux victimes, âgées de 18 et 35 ans. L’une est morte sur le coup et l’autre dans l’ambulance qui la conduisait à l’hôpital », soupire l’élu de 59 ans.

Après cette frappe, Israël a affirmé avoir visé « deux terroristes du Hezbollah qui opéraient sur un véhicule d’ingénierie dans la région de Zibqine, au Sud-Liban », et qui « tentaient de reconstruire…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr