REPORTAGE – Autour d’Alep, la sécurité a été renforcée mi-janvier pour prévenir des attaques fomentées par l’organisation terroriste.
Deux talus ont été jetés sur le bitume et forment un boyau d’étranglement. La terre est surmontée de ce panneau, qui résume l’ambiance : « Attention, dernier check-point libéré ». Si l’on en croit les combattants de Hayat Tahrir al-Cham (HTC) qui la gardent, la route ne mène qu’à la mort. D’après la carte, cette dernière porterait le nom de Dayr Hafir. À l’est d’Alep, elle est la première ville sous contrôle des forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, qui administrent l’est de la Syrie. « À partir d’ici, ce n’est plus sûr, confie Walid*, 25 ans, kalachnikov en bandoulière. Les Kurdes peuvent attaquer à tout moment et il y a toujours la menace de l’État islamique. Surtout la nuit. »
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Le soleil est tombé depuis longtemps, les talus sont éclairés à la lumière des téléphones. Les lambeaux d’un gilet jaune fixé sur un plot la reflètent à peine. Confronté à la menace d’attaques, Hayat Tahrir al-Cham (HTC) a renforcé son dispositif…
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