REPORTAGE – Originellement lié au salafisme le plus radical, le groupe Hayat Tahrir al-Cham prétend désormais incarner une voie médiane entre les divers courants religieux qui prévalent en Syrie.
Un homme prend la parole, entouré de visages masqués et de téléphones, la caméra allumée. Ce 8 décembre 2024, le chef de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), Abou Mohammed al-Joulani, donne son premier discours public après la chute de Bachar el-Assad entre les piliers de la mosquée des Omeyyades, à Damas. «Une nouvelle histoire, mes frères, est en train de s’écrire après cette grande victoire.» Les mains mouvantes pour appuyer son propos, il l’assure : la Syrie sera «un phare pour la nation islamique». Près de deux mois plus tard, la place qu’aura l’islam dans la nouvelle Constitution syrienne reste la grande inconnue.
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Depuis sa prise de pouvoir, le mouvement islamiste a été décortiqué sous bien des aspects. Beaucoup a été dit sur le djihad mené par son leader, connu désormais sous son nom civil d’Ahmed al-Chareh, ancien proche du calife autoproclamé de l’État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Les fins connaisseurs du groupe, à l’image de l’analyste Wassim Nasr, ont décrit cette «troisième…
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