REPORTAGE – L’EI se réorganise dans le désert syrien à la faveur de l’instabilité sécuritaire qui a suivi la chute de Bachar el-Assad, tandis que l’idéologie de l’organisation compte toujours des adeptes.
À quelques encablures du pont de Raqqa qui enjambe l’Euphrate, quatre membres des Forces démocratiques syriennes (FDS, coalition armée contrôlant le Nord-Est syrien, soutenue par la coalition internationale, NDLR) repeignent un mur pour masquer ces mots tagués dans la nuit : « l’État islamique reste présent, il ne disparaîtra pas ». Leurs visages sont graves. La vision de ce tag renvoie les militaires à l’époque où la « perle de l’Euphrate » était la capitale de l’État islamique.
Des souvenirs que l’actualité ravive soudainement. « Les djihadistes cherchent à contrôler de nouveau la ville pour annoncer un autre califat », s’inquiète Abdelkader Achafee, officier des FDS responsable de la province de Raqqa.
Philémon Barbier / Hors Format pour Le Figaro
Depuis la chute de Baghouz, dernière ville du califat reprise par les FDS, l’État islamique a été largement affaibli et n’a perpétré que trois attaques majeures dans le Nord-Est syrien, en novembre 2021, janvier 2022 et septembre 2022. L’organisation islamique a cependant…
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