«Il y a un vrai risque de le voir revenir en Syrie»: l’ombre de Daech hante toujours Raqqa, ancienne capitale de l’État islamique

REPORTAGE – L’EI se réorganise dans le désert syrien à la faveur de l’instabilité sécuritaire qui a suivi la chute de Bachar el-Assad, tandis que l’idéologie de l’organisation compte toujours des adeptes.

À quelques encablures du pont de Raqqa qui enjambe l’Euphrate, quatre membres des Forces démocratiques syriennes (FDS, coalition armée contrôlant le Nord-Est syrien, soutenue par la coalition internationale, NDLR) repeignent un mur pour masquer ces mots tagués dans la nuit : « l’État islamique  reste présent, il ne disparaîtra pas ». Leurs visages sont graves. La vision de ce tag renvoie les militaires à l’époque où la « perle de l’Euphrate » était la capitale de l’État islamique.

Des souvenirs que l’actualité ravive soudainement. « Les djihadistes cherchent à contrôler de nouveau la ville pour annoncer un autre califat », s’inquiète Abdelkader Achafee, officier des FDS responsable de la province de Raqqa.

Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur un point de contrôle à l’entrée de la ville de Raqqa, en Syrie, le 20 février 2025.
Philémon Barbier / Hors Format pour Le Figaro

Depuis la chute de Baghouz, dernière ville du califat reprise par les FDS, l’État islamique a été largement affaibli et n’a perpétré que trois attaques majeures dans le Nord-Est syrien, en novembre 2021, janvier 2022 et septembre 2022. L’organisation islamique a cependant…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr