ENTRETIEN – Dans sa «vision stratégique», le général Bellanger veut renforcer le statut de la France comme «puissance militaire aérospatiale».
Le général Jérôme Bellanger a été nommé chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace en septembre 2024. Auparavant, il avait commandé les forces aériennes stratégiques, la composante aérienne de la dissuasion nucléaire.
LE FIGARO. – Vous rendez publique votre « vision stratégique », c’est-à-dire votre feuille de route pour l’armée de l’air et de l’espace pour les prochaines années. « L’ascendant dont nous avons longtemps bénéficié dans l’air et l’espace est désormais contesté », écrivez-vous. Comment préparez-vous les aviateurs à l’hypothèse d’un engagement majeur ?
GÉNÉRAL JÉRÔME BELLANGER. – Nous nous sommes toujours préparés pour la haute intensité. Il s’agit de l’ADN de l’armée de l’air et de l’espace, portée notamment par la mission permanente de dissuasion nucléaire. Quatre fois par an, nous simulons un raid nucléaire dans le cadre des opérations Poker. Une cinquantaine d’avions sont engagés. Une défense sol-air et air-air adverse est simulée.
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