PORTRAIT – À la veille de la commémoration de la libération de l’Allemagne nazie, le fils du « boucher de Pologne » Hans Frank, dénonce le « silence allemand » autour de la Shoah.
Pour Niklas Frank, le 8 mai 1945 restera à tout jamais le jour de la Libération et celui du remords qui enchaîne. Délivrance pour l’Allemagne d’un régime nazi honni, mais assortie pour cet enfant de 6 ans, d’un héritage infamant : celui de fils de criminel de guerre Hans Frank, ancien gouverneur général de Pologne, pendu à l’issue du procès de Nuremberg. Cette mémoire, le vieil homme de 82 ans, à l’esprit très aiguisé, la cultive assidûment dans sa maison d’Ecklack, un bourg paisible du Schleswig-Holstein situé à 70 kilomètres au nord de Hambourg.
Sur les murs de sa chambre, des dessins de corps pendus à une potence, de squelettes gisants peints à l’adolescence. Dans les placards d’une cabane adjacente à sa maison se dressent les archives non encore scannées de son père et de sa famille. Sur le mur de ce même cabanon, largement visible depuis la route, un message visant l’AfD, le parti d’extrême droite, alerte les générations futures : « Attends un peu, il (le parti) viendra chez…
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