REPORTAGE – Durant la guerre civile, le régime du dictateur a utilisé le système de santé pour réprimer l’opposition et étendre l’influence de ses alliés.
Le Dr Mohammad al-Halbouni cherche parmi un lourd trousseau de clés celle de la porte devant laquelle il se tient. Le directeur de l’hôpital al-Mujtahed, le plus grand de Damas, peste, finit par trouver la bonne clé, et pénètre enfin dans un bureau baignant dans une demi-obscurité. Le sol est recouvert de documents rédigés en persan. Une feuille attire immédiatement l’attention : une photo imprimée sur un format A4 où le dictateur Bachar el-Assad, tout sourire, serre la main au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
Le médecin la saisit et la déchire aussitôt d’un geste haineux. « Bienvenue dans le bureau des Iraniens ! », lâche-t-il d’un ton amer. Jusqu’à la chute du régime, cette pièce, située au cœur de l’hôpital al-Mujtahed, était occupée par des membres de la République islamique, alliée du régime Assad.
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