REPORTAGE – Dans l’ex-ville assiégée de Douma, au cœur de la Ghouta orientale, cette grande banlieue de Damas dévastée par les soldats du régime d’Assad, les femmes n’ont pas attendu la levée des sanctions pour lancer la reconstruction des établissements scolaires.
Le minibus crachote, zigzague à travers les embouteillages et finit par tourner le dos à Damas, direction la Ghouta orientale. Calée à l’arrière du véhicule, coiffée d’un foulard blanc, Hanadi Tanta dévisage une à une les villes en lambeaux qui défilent derrière la vitre : Jobar, Qaboun, Harasta puis Douma, capitale de cette ex-banlieue rebelle terrassée par cinq ans de siège et de bombardements massifs. « La plupart des écoles ne tiennent plus debout », déplore cette codirectrice du projet citoyen Empreinte digitale, qui s’est donné pour mission d’en reconstruire le plus possible. Au terminus, Amani al-Sheikhbakri, sa fidèle complice, l’accueille de deux bises avant de l’attraper par le bras pour faire un état des lieux. Le duo de choc, à 100 % bénévole, est très attendu à l’école Khaled-Salah-Saleh, leur première étape.
Dans la cour encore écorchée par les éclats d’explosif, des fillettes en blouse bleue et sac à dos Mickey répondent à l’appel, sous le regard bienveillant de…
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