REPORTAGE – Avec la fin de l’année scolaire, une part importante des quelque 11 millions de Syriens ayant fui la guerre rentrent chez eux, malgré l’absence de reconstruction et le manque d’aide.
Serrée entre sa mère et sa petite sœur sur la banquette arrière de la voiture, Bouchra émerge du sommeil pour observer les bâtiments qui défilent par la fenêtre. Le soleil matinal grimpe à l’horizon et fait monter le mercure dans l’habitacle. « C’est bon, on arrive, on rentre chez nous », répète-t-elle en boucle. « Regardez, on passait par là pour rentrer. Et voici la maison d’oncle Khaled », s’enthousiasme l’adolescente de 15 ans, dont le visage est bordé d’un foulard à carreaux.
Toute la famille Daher s’agite, impatiente d’arriver. Leur véhicule traverse des rues bordées de maisons détruites, puis s’arrête devant une bâtisse dont il ne reste que des murs blancs décrépis. Cette maison, la sienne, Bouchra ne s’en souvient pratiquement plus. Sur le pas de la porte, qui a été volée depuis longtemps, sa tante l’accueille d’une étreinte chaleureuse. Après onze ans d’exil, les Daher sont de retour à al-Ambiya, leur village natal, situé dans le nord-ouest de la Syrie. Teiser, le père…
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