REPORTAGE – La dépouille de l’ancien président a été exhumée dans un contexte de tensions dans le village natal du clan el-Assad, preuve que l’héritage du « Lion de Damas » continue de peser sur le pays.
Il faut traverser deux check-points puis les rues désertes de Qardaha, village des montagnes surplombant la côte syrienne, pour atteindre l’entrée du mausolée. Enveloppé dans un silence inquiétant, l’édifice domine le village natal des el-Assad avec son dôme de plusieurs dizaines de mètres de haut. Sa démesure est insolente, comparée à la pauvreté dans laquelle vit la Syrie.
De l’extérieur, on pourrait croire à une mosquée. Son architecture en étoile et sa devanture sculptée sont dignes d’un illustre lieu de culte. À l’intérieur cependant, on ne trouve ni tapis, ni minbar – estrade depuis laquelle prêche l’imam – mais seulement un trou, rempli à moitié de sable. Une pierre tombale a été décalée et posée sur le côté dans un geste de rage. Des tags de toutes les couleurs recouvrent les murs. Le plafond, criblé d’impacts de balles, a été noirci par les flammes. C’est à cet endroit que reposait le corps de Hafez el-Assad, qui a dirigé la Syrie de 1970 à 2000. Mais le 28 avril 2025, des images…
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